Un ado britannique, premier à tester un nouvel implant cérébral contre l’épilepsie

Illustration. Gros plan d'un scanner cérébral montrant une activité électrique anormale pendant une criseADN
Ce dispositif médical, équipé de deux électrodes intégrées dans le cerveau, a pour objectif de neutraliser les signaux anormaux générés par l'épilepsie. Est-ce l’innovation tant attendue pour contrôler cette maladie ?
Tl;dr
- Oran Knowlson test le premier neurostimulateur cérébral contre l’épilepsie.
- Les crises d’épilepsie ont diminué de 80% grâce à cet appareil.
- L’appareil est implanté dans le crâne, une première.
- D’autres enfants vont tester ce neurostimulateur dans le cadre d’un essai clinique.
Une première médicale prometteuse
Oran Knowlson, un jeune patient atteint d’une épilepsie sévère, a été le premier à expérimenter un nouveau neurostimulateur implanté dans le cerveau.
Ce dispositif à la pointe de la technologie a permis de réduire de 80% les crises que subissait le garçon, d’après les informations relayées par la BBC.
Une opération au résultat significatif
Menée par un essai clinique à l’hôpital Great Ormond Street de Londres, cette intervention de huit heures sur ce jeune patient originaire de Somerset a permis un changement très positif dans sa vie.
« Il est plus heureux et a une meilleure qualité de vie », confirme sa mère, Justine. Souffrant du syndrome de Lennox-Gastaut, une forme d’épilepsie difficile à traiter, Oran subissait des crises allant de deux douzaines à des centaines par jour.
Un dispositif innovant
Les crises d’épilepsie sont le résultat de perturbations électriques anormales dans le cerveau. Le neurostimulateur installé dans le crâne d’Oran a pour objectif de perturber ces anomalies électriques.
Il émet une impulsion constante de courant via deux électrodes situées profondément dans le cerveau du jeune garçon. Cet appareil a la particularité de se recharger tous les jours à l’aide d’un casque sans fil.
Un espoir pour d’autres enfants
La réussite de cette intervention a ouvert la voie à d’autres essais : trois autres enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut seront prochainement équipés de cet appareil.
Cette étude vise à démontrer l’efficacité de ce nouveau type de neurostimulateur implanté dans le crâne, comme l’explique Martin Tisdall, neurochirurgien pédiatrique et responsable du projet. Ce neurostimulateur a également fait ses preuves pour traiter des patients atteints de la maladie de Parkinson.