Trump se dit prêt à être « speaker » de la Chambre des représentants
Selon lui, il est capable de "rassembler" le camp républicain après la destitution de Kevin McCarthy.
Au début de la semaine, Kevin McCarthy était destitué de son poste de président de la Chambre des représentants après une fronde de quelques républicains situés à l’aile droite du parti conservateur.
Si de façon officielle la relève devrait être assurée soit par Jim Jordan soit Steve Scalise, deux candidats favorables à l’ancien président, il en est pour soutenir une présidence sous le marteau de Donald Trump.
Trump soutient Jordan, mais…
Certes, ce jour, Donald Trump prédit que Jim Jordan « sera un GRAND président de la Chambre ». Sur son réseau social Truth Social, il ajoute qu’il bénéficie de son « soutien total et complet ».
Hier, il a pourtant souligné sur FOX News que faute d’accord, il se tenait prêt à endosser ce rôle d’« unificateur » :
S’ils ne parviennent pas à remporter le vote, ils m’ont demandé si j’envisagerais de prendre la présidence jusqu’à ce qu’ils trouvent quelqu’un pour le long terme puisque je me présente à la présidentielle.
L’ancien président non éligible
Est-ce possible ? Certes, la Constitution américaine ne s’oppose pas à un tel cas de figure, quand bien même Trump n’est pas élu de la Chambre.
Seulement, l’ancienne représentante républicaine Barbara Comstock a souligné sur CNN que le fait qu’il soit l’objet d’inculpations au pénal l’en empêche :
Malheureusement il ne connaît pas les règles de la Chambre qui stipulent que vous ne pouvez la diriger si vous êtes inculpé.
La faible majorité républicaine
Autre souci de taille, relevé par 20Minutes. Et cette fois cela ne tient pas aux déboire de l’ancien président des Etats-Unis. Mais plutôt à la faible majorité dont jouit le parti républicain à la Chambre. Une majorité de 5 élus.
Ainsi, un candidat ne peut perdre que quatre élus et comme le soutient le journaliste Philippe Berry, « avec plusieurs dizaines de républicains centristes qui devront batailler pour leur réélection en novembre 2024, un vote pour Donald Trump est sans doute la dernière chose qu’ils veulent devoir justifier devant les électeurs indécis ».