Trump repousse l’interdiction de TikTok d’au moins 75 jours par décret

Par le biais d'un décret présidentiel, Donald Trump a décidé de repousser l'interdiction de TikTok d'au moins 75 jours, prolongeant ainsi la présence de l'application populaire sur le sol américain.

Gros plan du logo tiktok sur fond coloré
Image d'illustration. Gros plan du logo tiktok — ADN

Tl;dr

  • Trump suspend temporairement l’interdiction de TikTok aux États-Unis.
  • La suspension donne plus de temps à TikTok pour conclure un accord.
  • La Chine se montre ouverte à un accord pour maintenir TikTok actif.

Suspension de l’interdiction de TikTok

Entré en fonction hier 20 janvier, Donald Trump a surpris tout le monde en signant une série de décrets présidentiels. Parmi ceux-ci, une pause temporaire sur la loi qui interdisait TikTok aux États-Unis.

Une rallonge pour TikTok

En vertu de cet ordre exécutif, le département de la Justice de Trump n’appliquera pas pendant 75 jours la loi visant à protéger les Américains des applications contrôlées par des adversaires étrangers. Cela prolonge effectivement le délai dont dispose l’entreprise pour conclure un accord. Trump a déclaré que le « malheureux timing » de la loi, qui est entrée en vigueur pendant les dernières heures de la présidence de Joe Biden, « entrave ma capacité à évaluer les implications pour la sécurité nationale et la politique étrangère des interdictions de la loi avant qu’elles n’entrent en vigueur ».

Il a précisé qu’il examinerait les « informations sensibles » relatives aux préoccupations en matière de sécurité nationale soulevées par les détracteurs de l’application et « évaluerait la suffisance des mesures d’atténuation prises par TikTok à ce jour ». TikTok a précédemment entrepris un effort de plusieurs années, connu sous le nom de Projet Texas, pour transférer les données des utilisateurs américains vers des serveurs hébergés par Oracle.

Une lueur d’espoir pour TikTok

Plus tôt lundi, la Chine (où ByteDance, la société mère de TikTok, est basée) a signalé sa volonté de conclure un accord avec les États-Unis qui permettrait à TikTok de rester actif à long terme, malgré une déclaration antérieure selon laquelle elle bloquerait une vente forcée de l’application. « En ce qui concerne des actions telles que l’exploitation et l’acquisition d’entreprises, nous pensons qu’elles devraient être décidées indépendamment par les entreprises, conformément aux principes du marché », a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Pendant sa première administration, Trump avait cherché à interdire TikTok aux États-Unis. Il avait signé des décrets en ce sens, qui comprenaient une tentative de forcer ByteDance à vendre son activité américaine. Cela ne s’est pas concrétisé à l’époque. Cependant, la pression sur TikTok a augmenté pendant l’administration Biden, l’ancien président ayant signé un projet de loi l’année dernière qui appelait ByteDance à vendre TikTok ou à faire face à une interdiction aux États-Unis.

Benjamin

Spécialiste Tech

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
ByteDance Chine Donald Trump TikTok

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.

24matins · 19 Juil · 14h00

TikTok sort du bannissement fédéral

L’application peut de nouveau être installée sur des appareils du gouvernement américain. Une marche arrière encadrée, avec des limites agence par agence.

24matins · 18 Juil · 20h00

Le rêve mondial de OnePlus touche à sa fin

La marque de smartphones ne lancera plus de nouveaux produits en Europe et en Amérique du Nord. Un repli plus large se dessine chez sa maison mère.

24matins · 16 Juil · 20h00

RAM : la pire crise pourrait encore arriver

Le patron de SK Hynix voit une pénurie aggravée jusqu’en 2030. Un rapport bancaire fragilise pourtant l’argument industriel avancé par le secteur.