Tours : la vidéo d’une interpellation musclée fait polémique
Près de Tours, un homme a filmé 2 policiers en train d'interpeller de manière forte quatre personnes. La vidéo fait polémique.
Dimanche, rue Pierre-de-Courbertin à Joué-les-Tours en Indre-et-Loire, deux policiers ont interpellé de manière musclée des individus. Mais un homme habitant à proximité de la scène a filmé une partie de l’arrestation et a mis la vidéo sur YouTube. On peut y voir le policier donner des coups de matraque à une femme et l’asperger de gaz lacrymogène en plein visage. La vidéo, intitulé « Honte à la Police française » a déjà été vue plus de 650 000 fois. Certains ont laissé des commentaires critiquant le comportement des forces de l’ordre.
Mais la Nouvelle République a précisé que la vidéo ne montre pas le début de l’interpellation. En effet, les forces de l’ordre avaient remarqué le comportement suspect du conducteur. La police « aurait voulu interpeller une voiture qui zigzaguait, avec sept personnes à son bord. Le conducteur, qui présentait des signes d’ivresse (plus d’une gramme d’alcool par litre d’air expiré), a refusé de se soumettre au test d’alcoolémie. » Selon le journal « l’une des passagères était aussi très énervée. Tandis qu’un policier la ceinturait, elle a tenté de lui prendre sa radio portable qui tombe par terre. Le policier n’a donc pas pu lui demander tout de suite des secours. » La femme aurait tenté de mordre le policier.
Le parquet et l’IGPN saisis
Le conducteur, recherché par les forces de police, a été placé à la maison d’arrêt de Tours et la femme, convoquée au tribunal. Le parquet de Tours a été saisi de l’affaire. Les 2 policiers seront entendus par le procureur de la République et l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) va également mener son enquête.
Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a commenté cette affaire sur BFMTV ce matin : « je n’accepte pas le mot ‘honte à la police française. Il n’y a pas de place dans la police pour des violences ou des propos qui n’auraient rien à voir avec l’idée que l’on se fait d’une police républicaine. La police doit être irréprochable, mais la majorité des policiers font un travail difficile et irréprochable. »