En bref
- La saison 2026 est jugée bonne
- La montagne et la Manche progressent
- Les touristes étrangers soutiennent la fréquentation
Des zones longtemps moins courues ont rempli leurs hébergements cet été. En France, la recherche de fraîcheur a redistribué une partie des séjours, sans casser la dynamique touristique, malgré les canicules et les incendies.
La fraîcheur a déplacé la carte des vacances
Ce qui frappe, c’est moins un effondrement qu’un déplacement. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a expliqué sur TF1 que des destinations comme la montagne ou le littoral de la Manche ont particulièrement profité de l’été 2026.
Il a même souligné que certains endroits de la Manche, peu fréquentés il y a encore quelques années, sont désormais saturés. Un premier bilan de l’Alliance France Tourisme, publié le 19 août, allait déjà dans ce sens, avec une forte progression du taux d’occupation sur ce littoral.
Le gouvernement parle d’une saison solide
Alors qu’on pouvait s’attendre à un été plombé par les épisodes extrêmes, Serge Papin parle d’une bonne saison. Et il avance même une comparaison flatteuse avec 2025, qu’il décrivait comme une très belle année.
Selon lui, 2026 devrait faire au moins aussi bien, voire mieux. Les chiffres détaillés ne sont pas encore connus, le ministre précisant qu’un bilan plus précis sera donné à la mi-septembre.
Les visiteurs étrangers restent un moteur
Autre point mis en avant, la présence de touristes étrangers avec un bon pouvoir d’achat. Serge Papin cite notamment la Chine, les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Mexique.
Leur parcours ne se limite pas aux grands classiques. Le ministre explique qu’ils viennent pour Notre-Dame, la tour Eiffel ou Disneyland, mais aussi pour un tourisme plus intérieur, tourné vers le patrimoine et la randonnée. En gros, les cartes postales restent fortes, mais elles ne suffisent plus à raconter tout le mouvement.
Le tourisme intérieur tient aussi le choc
Sur le marché domestique, Serge Papin fait état de 1 % de plus sur les nuitées. C’est peu en apparence, mais dans une saison marquée par les feux et les fortes chaleurs, le signal compte quand même.
Cela n’efface pas les difficultés locales. La Gironde, les Landes ou encore le Var ont été durement touchés par les incendies. Mais à l’échelle nationale, la fréquentation tient. La Riviera, dit le ministre, continue d’attirer, pendant que les régions et territoires situés au-dessus de la Loire se portent très bien.
Ce que raconte cet été 2026 est assez net. Le tourisme français n’a pas disparu sous la chaleur, il s’est réorganisé.