En bref
- Aides carburant possibles après le 31 août
- Secteurs visés, agriculture, BTP et transport
- Chèque énergie proposé dans le budget 2027
Les aides liées à la flambée des carburants arrivent à échéance le 31 août, mais l’exécutif prépare déjà la suite. En cause, des prix qui restent au-dessus de la barre des 2 euros le litre, dans un contexte de tension lié au conflit au Moyen-Orient.
Sur LCI, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’énergie, a confirmé que le gouvernement travaillait à prolonger les dispositifs pour les activités les plus touchées. L’idée, a-t-elle expliqué, est de maintenir des aides ciblées pour ceux qui consomment le plus de carburant.
Une échéance qui force l’exécutif à trancher
Jusqu’ici, ces soutiens visaient à amortir la hausse des prix pour certains professionnels et pour des salariés modestes qui roulent beaucoup. Mais la date de fin approche vite, et les tarifs à la pompe n’ont pas reflué.
C’est ce qui pousse le gouvernement à envisager une reconduction. Maud Bregeon a résumé la logique en liant directement ces aides à l’activité économique, avec « des emplois » et « les salaires des Français ». Le message est clair, il s’agit d’éviter qu’un coût durable du carburant ne pèse davantage sur certains métiers.
Les métiers les plus dépendants du carburant dans le viseur
Les secteurs cités sont connus, agriculteurs, entreprises du BTP et transporteurs. Ce sont eux qui figurent parmi les plus exposés, parce que leur activité dépend directement des déplacements, des engins ou de la logistique.
L’exécutif cible aussi les travailleurs modestes qui utilisent beaucoup leur véhicule, notamment pour aller travailler. Ce point compte quand même, parce que la mesure ne vise pas l’ensemble des automobilistes mais des publics jugés particulièrement vulnérables à la hausse des prix.
Le chèque énergie déjà annoncé pour 2027
Autre annonce faite par Maud Bregeon, le gouvernement compte proposer dans le budget 2027 la reconduction du chèque énergie. Cette aide va de 150 à 277 euros et concerne les ménages les plus modestes.
Selon la ministre, 4,2 millions de Français l’ont reçu automatiquement en avril. Elle a aussi justifié son maintien par le niveau élevé des prix de l’énergie et par le choix d’aides ciblées, destinées à ceux qui en ont le plus besoin, là encore en lien avec les dépenses contraintes du quotidien, notamment les trajets domicile-travail.
Le cap est donc posé, prolonger des aides déjà existantes plutôt que créer un nouveau dispositif. Reste désormais le passage par le budget 2027 pour le chèque énergie, et les arbitrages à venir pour les soutiens sur le carburant.