En bref
- Riyad signe près d’un milliard d’euros d’accords
- CMA CGM mise sur le port de Djeddah
- Alstom renforce le métro de Riyad
Près d’un milliard d’euros. C’est le total des accords annoncés lundi entre l’Arabie saoudite et deux groupes français, Alstom et CMA CGM, dans des secteurs très concrets, le métro et le transport maritime.
Ces signatures interviennent pendant la visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salmane. L’Elysée y voit de nouveaux engagements économiques entre Riyad et des entreprises françaises, avec un volume global qui frôle les un milliard d’euros.
Deux contrats, un même signal économique
D’un côté, CMA CGM s’associe à l’exploitant portuaire Red Sea Gateway Terminal. De l’autre, Alstom décroche un nouveau contrat pour le réseau de Riyad. Les montants donnent l’échelle, environ 390 millions d’euros (434 millions de dollars) pour le port de Djeddah, et 500 millions d’euros pour des rames supplémentaires du métro saoudien.
Le contraste est intéressant. On parle à la fois d’infrastructures de circulation mondiale et de mobilité urbaine, autrement dit de deux maillons très différents mais essentiels de l’économie saoudienne.
Djeddah, pièce stratégique sur la mer Rouge
Le partenariat entre CMA CGM et Red Sea Gateway Terminal vise le développement du port de Djeddah, sur la mer Rouge, avec la création d’un nouveau terminal.
Selon CMA CGM, ce projet doit augmenter les capacités portuaires du pays et renforcer la place de l’Arabie saoudite comme hub du commerce et de la logistique. Le développement prévoit aussi de nouveaux postes à quai en eaux profondes, capables d’accueillir les plus grands porte-conteneurs du monde.
À cela s’ajoute une hausse de capacité estimée à 2,6 millions d’EVP par an, soit 2,6 millions de conteneurs standards. Dit simplement, le port de Djeddah se prépare à absorber davantage de flux, et à plus grande échelle.
Le métro de Riyad prend une autre dimension
Dans les transports en commun, Alstom a signé avec la commission royale de Riyad un accord qui prévoit l’attribution d’un contrat de 500 millions d’euros. Il porte sur la fourniture de rames supplémentaires pour les lignes 3 et 6 du métro de la capitale.
Mais ce n’est pas tout. Le groupe français a aussi conclu avec les autorités saoudiennes un accord pour une usine d’assemblage de rames en Arabie saoudite, destinée à la nouvelle ligne 7 du métro de Riyad.
Pourquoi ces annonces comptent maintenant
Le volet maritime arrive dans un contexte tendu. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, le trafic dans le Golfe est compliqué par la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz.
Du coup, investir dans un grand port de la mer Rouge prend un relief particulier. Et le parallèle avec le métro de Riyad n’est pas anodin, l’Arabie saoudite avance à la fois sur ses routes commerciales et sur ses réseaux urbains. Ce genre d’accord dit aussi où le pays veut peser dans les prochains mois.