Star Wars : l’occasion manquée de Burt Reynolds pour Han Solo

Avant que Harrison Ford ne devienne Han Solo, Burt Reynolds avait le rôle sous les yeux. Des années plus tard, l’acteur a admis son regret.

Han Solo
Image d'illustration. Han Solo — Lucasfilm / PR-ADN

En bref

  • Burt Reynolds a refusé le rôle de Han Solo dans Star Wars, épisode IV: Un nouvel espoir car il ne voulait pas jouer ce type de personnage à ce moment-là, et il a plus tard regretté cette décision.
  • Le rôle est finalement revenu à Harrison Ford, et certains éléments de son personnage peuvent être rapprochés de l’ambiance du film Smokey and the Bandit, sorti la même année.
  • Malgré ce refus, Burt Reynolds restait déjà une grande star, et sa carrière n’a pas souffert, même si le rôle de Han Solo est devenu iconique.

Le rôle de Han Solo a failli revenir à Burt Reynolds. Et des années plus tard, l’acteur a reconnu qu’il avait sans doute laissé passer un très gros morceau.

Un refus qui a laissé une trace

Dans Star Wars, épisode IV: Un nouvel espoir, George Lucas cherchait celui qui incarnerait son contrebandier de l’espace. Burt Reynolds a bien été envisagé pour Han Solo, avant que la place ne revienne à Harrison Ford. À l’époque, il a dit non.

La raison, elle est simple. En 2016, dans un entretien accordé à Business Insider, Burt Reynolds a expliqué qu’il ne voulait pas jouer ce genre de rôle à ce moment-là. Il l’a formulé ainsi, en parlant de ce refus : « Je ne voulais simplement pas jouer ce genre de rôle à l’époque. […] Maintenant, je le regrette. J’aurais aimé l’avoir fait ». C’est clair, net, et quand même assez rare pour être souligné.

Deux films, deux héros très proches

Ce qui rend l’histoire encore plus savoureuse, c’est que Han Solo n’était pas si loin de l’image que Burt Reynolds allait justement porter dans Smokey and the Bandit. Le film de Hal Needham, sorti environ deux mois après Star Wars en 1977, met en scène un pilote charmeur, détendu, un peu hors des clous. En gros, une énergie très proche.

La source pousse même le parallèle assez loin. Chewbacca, joué par Peter Mayhew, y apparaît comme une version science-fiction de Snowman, le personnage de Jerry Reed. Et Princess Leia, incarnée par Carrie Fisher, rappelle dans cette logique Carrie, jouée par Sally Field. Même les méchants deviennent un miroir pop assez amusant, entre Darth Vader, joué par David Prowse, et le shérif Buford T. Justice, incarné par Jackie Gleason.

Une occasion ratée, sans vraie casse

Il faut aussi remettre les choses dans leur contexte. En 1977, Burt Reynolds est déjà une grande star. Il a derrière lui Deliverance, le succès de The Longest Yard, et il a même déjà réalisé avec Gator, la suite de White Lightning. En face, Harrison Ford monte encore, même s’il a déjà tourné dans Zabriskie Point, American Graffiti et The Conversation.

D’autres acteurs ont aussi tenté leur chance pour Han Solo, notamment Kurt Russell et Kelsey Grammer. Il y a même eu plus tard un sketch de Saturday Night LiveNorm MacDonald imitait Burt Reynolds dans un faux essai pour Darth Vader. Bref, le rôle faisait tourner pas mal de têtes.

Mais tout ne s’est pas joué sur ce non. Star Wars est devenu un mastodonte culturel et financier, c’est entendu. Sauf que Smokey and the Bandit a lui aussi lancé des suites, des projets télé et une vague d’imitations. Burt Reynolds a raté une légende, oui. Il n’a pas raté sa carrière.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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