En bref
- Le film Lando avance encore chez Lucasfilm
- Donald Glover a remis un script
- Le flop de Solo freine toujours Disney
Le film Lando n’a pas disparu. C’est même tout le contraire, il reste en développement chez Lucasfilm, alors que beaucoup pensaient ce pan de Star Wars rangé dans un tiroir depuis longtemps.
Dans une interview à Deadline, Kathleen Kennedy, ancienne présidente de Lucasfilm, a confirmé que Donald Glover avait remis un script pour ce spin-off centré sur Lando Calrissian. Elle a aussi précisé que l’avenir du projet dépendrait désormais des nouveaux dirigeants du studio, Dave Filoni et Lynwen Brennan. Même prudence sur la ligne créative, avec une idée simple: éviter de refaire ce qui existe déjà.
Un projet qui revient alors qu’on le croyait écarté
Le retour de Lando surprend, parce que Disney s’était nettement calmé sur les films dérivés de Star Wars. Après plusieurs lancements très solides, la machine s’est enrayée avec Solo: A Star Wars Story.
Sorti en 2018, juste après Avengers: Infinity War et Deadpool 2, le film n’a rapporté qu’environ 362 millions d’euros (392,9 millions de dollars) dans le monde. Un score faible à l’échelle de la saga, surtout après des épisodes relancés par Disney qui avaient chacun dépassé environ 921 millions d’euros (1 milliard de dollars). Résultat, les suites potentielles de Solo ont été abandonnées et l’étiquette Star Wars Story mise de côté.
Le précédent Solo continue de peser
Ce frein ne vient pas seulement du box-office. Le cas Solo a aussi laissé le souvenir d’un film coûteux, alourdi par de nombreuses reprises de tournage sous la direction de Ron Howard. Pour Disney, le risque est là, très concret.
Et c’est ce qui rend le dossier Lando délicat. Le studio semble préférer aujourd’hui des paris plus lisibles, plus massifs aussi, comme The Mandalorian and Grogu. Un film plus contenu, centré sur un seul personnage, doit donc prouver qu’il peut élargir l’univers sans faire exploser la facture.
Donald Glover, l’argument qui change un peu la donne
S’il y a un point qui tient, c’est bien Donald Glover. Sa prestation dans Solo avait été largement remarquée, y compris chez ceux qui étaient restés tièdes sur le film lui-même.
Il n’avait pas cherché à copier Billy Dee Williams, et c’est sans doute ce qui a marché. Il a proposé autre chose, avec une énergie neuve. Son parcours, entre Atlanta et Mr. and Mrs. Smith, nourrit aussi l’idée d’un projet un peu plus personnel, un peu moins mécanique. Clairement, c’est l’atout le plus crédible du film aujourd’hui.
Entre gros blockbusters et films intermédiaires
Sur le papier, explorer la pègre galactique à travers Lando a du potentiel. Mais Lucasfilm doit encore trancher: soit rester sur de très gros films, soit rouvrir un espace plus intermédiaire, ni série, ni mastodonte.
C’est là que se joue l’intérêt du projet. Un film plus modeste pourrait offrir à Star Wars un terrain neuf, tout en limitant les risques financiers. Reste à savoir si les nouveaux patrons de Lucasfilm voudront vraiment relancer cette voie.
Vos questions, nos réponses
Le film sur Lando est-il officiellement lancé ?
Pas encore. Le projet est toujours en développement, ce qui veut dire qu’il existe bien, avec un script remis par Donald Glover, mais sans validation définitive à ce stade. La décision dépend maintenant de la nouvelle direction de Lucasfilm.
Pourquoi l’échec de Solo compte-t-il encore autant ?
Parce qu’un film de cette taille se juge d’abord sur sa rentabilité. Avec environ 362 millions d’euros de recettes mondiales, Solo a trop peu rapporté pour une franchise comme Star Wars, surtout avec un budget alourdi par les reshoots. Ce précédent pèse forcément sur chaque nouveau spin-off.
Qu’est-ce qui distingue Donald Glover dans ce dossier ?
Son cas est assez rare. Même quand le film n’a pas convaincu commercialement, sa version de Lando Calrissian a été saluée. Il arrive donc avec un capital de sympathie que le projet peut encore exploiter, et avec une vraie crédibilité créative.
Que veut dire un format intermédiaire pour Star Wars ?
L’idée est simple: un film moins énorme qu’un blockbuster central de la saga, mais plus ambitieux qu’une simple déclinaison télévisée. En gros, un projet plus ciblé, capable d’explorer un personnage ou un milieu précis sans porter seul tout le poids commercial de la franchise.