L’animation Star Wars aurait pu être signée Genndy Tartakovsky

Image d'illustration. LucasfilmLucasfilm / PR-ADN
Avant que Dave Filoni ne prenne les rênes de Lucasfilm, un géant de l’animation avait été approché pour diriger le studio emblématique, mais avait finalement décliné cette opportunité majeure dans l’univers du divertissement.
Tl;dr
- Kathleen Kennedy quitte la présidence de Lucasfilm, laissant place à Lynwen Brennan et Dave Filoni pour piloter le studio.
- Lynwen Brennan et Dave Filoni forment un duo stratégique entre rigueur et créativité.
- À l’origine, Genndy Tartakovsky avait été envisagé pour l’animation, mais son refus a permis à Dave Filoni de développer l’univers tout en libérant le créateur pour ses propres succès.
Une transition majeure à la tête de Lucasfilm
La sphère cinématographique s’agite autour d’une nouvelle page qui se tourne chez Lucasfilm. Après des années aux commandes, Kathleen Kennedy s’apprête à quitter ses fonctions de présidente. Le flambeau sera repris par un duo clé : Lynwen Brennan, dirigeante chevronnée dans l’ombre du studio depuis plus de deux décennies, et Dave Filoni, figure tutélaire pour les passionnés de l’univers Star Wars.
L’architecte discrète et le visage des fans
Arrivée au sein d’ILM en 1999, puis promue présidente de cette division, Lynwen Brennan a poursuivi son ascension jusqu’au poste stratégique de directrice générale de Lucasfilm. Peu connue du grand public, elle n’en demeure pas moins une pièce maîtresse des grandes décisions. Face à elle, Dave Filoni, dont le parcours séduit toute une génération. Initialement repéré par George Lucas après son passage sur Avatar: The Last Airbender, il fut propulsé au cœur de la construction de l’animation Star Wars et co-créa notamment The Clone Wars. Sa collaboration étroite avec Lucas lui conféra un rôle central, renforcé par sa reconversion remarquée dans les projets en prises de vues réelles tels que The Mandalorian.
Une histoire alternative pour Star Wars ?
Pourtant, à l’origine des années 2000, la destinée du pôle animation aurait pu basculer. Selon TheWrap, le premier choix de Lucas ne fut autre que le créateur renommé Genndy Tartakovsky. Cet artisan du succès de Le Laboratoire de Dexter avait déjà offert au studio la mini-série acclamée Star Wars: Clone Wars, primée aux Emmy Awards et saluée pour sa force visuelle inédite. Son approche minimaliste et ses personnages marquants – pensons à Asajj Ventress ou Général Grievous – auraient pu colorer durablement toute l’esthétique animée de la franchise.
Mais voilà : sollicité pour prendre les rênes de l’animation chez Lucasfilm en 2005, Genndy Tartakovsky décline poliment. Il confiera plus tard que ce type d’engagement risquait fort d’étouffer sa créativité et son goût pour des univers variés. Pour lui, rester lié indéfiniment à une seule saga n’était pas envisageable — comme il le résumait lui-même : « J’ai fait ce que j’avais à faire, je ne reviendrai pas. »
Regrets ou bénédictions cachées ?
Une simple décision aura donc permis à Genndy Tartakovsky d’imaginer ensuite des œuvres majeures telles que le retour fracassant de Samurai Jack ou encore le spectaculaire et brutal Primal. Ironie du sort : si sa vision aurait sans doute enrichi l’univers Star Wars sur le plan artistique, c’est peut-être ce refus qui a libéré tout son potentiel créatif ailleurs. Difficile alors d’imaginer aujourd’hui un paysage télévisuel sans ces contributions marquantes… Preuve que certains tournants sont aussi synonymes d’opportunités inespérées.