En bref
- 1 424 cours d’eau sont touchés
- Le niveau dépasse la référence de 2022
- Chaleur et manque de pluie en cause
La sécheresse frappe plus fort que la référence de 2022 sur une partie des petits cours d’eau en France. Ce mercredi 2 septembre, l’Office français de la biodiversité a signalé un état de dégradation exceptionnel, avec 1 424 cours d’eau concernés par des ruptures d’écoulement ou des assecs.
L’enjeu est simple. Ces cours d’eau sont souvent les premiers à montrer que le système se tend.
Un seuil qui dépasse l’année 2022
Pour l’Office français de la biodiversité, le niveau observé dépasse désormais les repères de la sécheresse record de 2022. L’organisme indique qu’on compte 30 cours d’eau supplémentaires asséchés ou sans écoulement par rapport à 2022.
Autre comparaison avancée, 290 cours d’eau de plus qu’à la même période en 2025. L’Office français de la biodiversité juge donc que la dégradation reste à un niveau hors norme.
Ce constat repose sur un suivi national, pas sur quelques points isolés. Et c’est ce qui le rend assez lourd de sens.
Ce que recouvrent les 1 424 cours d’eau touchés
Dans le détail, l’Office français de la biodiversité parle de 1 424 cours d’eau de tête de bassin versant touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs. Les chiffres viennent de l’Observatoire national des étiages, le dispositif de référence pour ce suivi.
Un assec, c’est l’absence totale d’écoulement d’eau en surface dans le lit du cours d’eau. C’est aussi le niveau le plus critique du dispositif.
Bref, on ne parle pas seulement d’un débit plus faible. Ici, l’eau ne circule plus en surface.
Pourquoi les rivières s’assèchent si tôt
L’explication donnée par l’Office français de la biodiversité tient en deux facteurs. D’un côté, un manque de pluie persistant. De l’autre, des fortes chaleurs presque ininterrompues depuis la fin mai.
Selon l’organisme, cette combinaison a d’abord asséché les sols. Puis elle a atteint les nappes souterraines, qui alimentent en grande partie les rivières.
Résultat, les petits cours d’eau encaissent de plein fouet cette baisse progressive de la ressource. Et quand les têtes de bassin versant décrochent à ce point, le signal envoyé est très net.