En bref
- Volotea annule déjà une partie de ses vols
- EasyJet fait face à un préavis mi-septembre
- French Bee reste bloquée sans avancée
Plusieurs grèves touchent en même temps des compagnies aériennes opérant en France, avec un impact déjà visible chez Volotea et un conflit qui s’enlise chez French Bee. Pour les passagers, l’enjeu est simple, des vols supprimés ou menacés à quelques jours d’intervalle selon les transporteurs.
Chez Volotea, un week-end sous tension
Depuis vendredi 4 septembre 2026, les pilotes de ligne basés en France chez Volotea ont entamé un mouvement de grève prévu jusqu’à dimanche. Le préavis est porté par les syndicats SNPL, SPL et UNAC, qui dénoncent des salaires jugés trop faibles, un rythme de travail trop lourd et un manque de reconnaissance.
Le SNPL avance une autre critique, la grille salariale de la compagnie low cost n’a pas bougé depuis 2012 alors que les pilotes ont récupéré davantage de tâches. Dans le même temps, le syndicat affirme que la direction s’est accordé en 2025 des hausses moyennes de 23 %.
Sur les perturbations, les premières estimations du SNPL, transmises à l’AFP, font état d’une part de vols touchés allant d’environ un quart à près de la moitié. Des médias régionaux ont aussi signalé des annulations. Vendredi, aucun porte-parole de Volotea n’était joignable.
EasyJet visée à son tour sur les plannings
Chez EasyJet, le mouvement n’a pas encore commencé, mais un appel à la grève est déposé pour les 13 et 14 septembre. Cette fois, le cœur du conflit porte sur l’instabilité des plannings des pilotes.
Le SNPL décrit des emplois du temps qui changent jusqu’au dernier moment, parfois à de nombreuses reprises la veille d’une journée de travail. Le sujet n’est pas nouveau chez EasyJet. En août, les hôtesses et stewards basés en France avaient déjà cessé le travail pour des raisons proches.
Ce précédent a débouché sur un accord, avec cinq jours par mois de planning intouchable et une indemnité quand un horaire bouge de plus de deux heures. Le SNPL reproche à EasyJet de ne pas accorder ces mêmes garanties aux pilotes, alors que les personnels cabine et cockpit travaillent, selon le syndicat, dans le même cadre opérationnel.
Chez French Bee, le blocage persiste
La situation dure davantage chez French Bee. La grève des hôtesses de l’air et stewards a commencé le 27 août. Les revendications portent sur la dégradation des conditions de travail et sur les rémunérations.
La direction de French Bee maintient qu’elle reste disponible pour reprendre les échanges, mais dans un cadre apaisé et sans pression sociale, autrement dit après la fin du mouvement. Les syndicats disent que cette condition a été posée dès le départ.
Interrogé sur l’état du conflit, le représentant syndical SNPNC-FO Arnaud Neyt a résumé la situation en une phrase, « aucune avancée concrète à signaler ». Il ajoute que la direction veut rouvrir le dialogue une fois la grève terminée, sans engagement connu à ce stade sur le contenu, le calendrier ou les mesures à négocier.