En bref
- Préavis de grève du 7 août au 2 septembre
- Les dates d’action viendront 48 heures avant
- Les syndicats dénoncent plannings et rotations
Le timing n’a rien d’anodin. Chez EasyJet France, un préavis de grève couvre presque toute la fin des vacances d’été, du 7 août au 2 septembre, soit jusqu’au lendemain de la rentrée scolaire fixée au 1er septembre.
Trois syndicats du personnel navigant commercial sont à l’origine du mouvement, SNPNC-FO, UNAC-CFE-CGC et UNPNC-CFDT. Leur idée est simple, occuper toute la période sensible sans annoncer tout de suite les journées d’action.
Un calendrier qui vise toute la fin de l’été
Les organisations syndicales expliquent avoir volontairement déposé un préavis large pour couvrir l’ensemble de la période. Concrètement, les dates de mobilisation ne sont pas encore connues et seront communiquées 48 heures à l’avance.
Pour les voyageurs, c’est le point le plus important. Pas forcément une paralysie continue, mais une incertitude qui peut peser sur plusieurs semaines, au moment où les flux de départs et de retours restent élevés.
Les syndicats mettent en cause l’organisation du travail
Au cœur du conflit, il y a les conditions de travail des hôtesses et stewards. Les syndicats dénoncent une dégradation continue et listent plusieurs problèmes, des plannings jugés instables, des changements de dernière minute, des enchaînements de vols sur plusieurs jours imposés, ainsi que des rotations considérées comme particulièrement pénalisantes.
Ils reprochent aussi à la direction de EasyJet l’absence totale de mesures protectrices. Et ils affirment l’alerter depuis près d’un an, sans avoir obtenu de réponses qu’ils jugent concrètes et engageantes.
Un précédent mouvement peu suivi sur le trafic
Ce n’est pas la première alerte sociale récente chez EasyJet. Un appel à la grève avait déjà été lancé pour le lundi de Pâques, en avril.
Mais son impact était resté très limité sur le trafic aérien. Autrement dit, l’existence d’un préavis ne dit pas encore l’ampleur réelle des perturbations à venir.
Pourquoi le sujet compte pour les passagers en France
Si le dossier est scruté de près, c’est aussi parce que EasyJet pèse lourd. La compagnie britannique est la deuxième en France en nombre de passagers, derrière Air France, avec une activité concentrée sur le court et le moyen-courrier.
Elle s’appuie sur plusieurs milliers de salariés dans le pays, dont une part importante de personnels navigants commerciaux. Avec ses bases françaises, notamment à Paris, Lyon et Nice, elle transporte chaque année des millions de passagers au départ et à destination de la France.
Le conflit touche un acteur central des déplacements de fin d’été. Et la vraie question, dans les prochains jours, sera moins l’existence du préavis que le choix des dates où il sera activé.