Début des vacances : la grève des contrôleurs aériens complique le départ de nombreux Français

Image d'illustration. Salle de contrôle du trafic aérien animéeADN
À l’approche des vacances scolaires, de nombreux voyageurs français se retrouvent confrontés à d’importantes difficultés en raison d’une grève du contrôle aérien, perturbant les vols et compliquant les départs attendus vers leurs destinations estivales.
Tl;dr
- Grève des contrôleurs : plus de 1 500 vols annulés.
- Vacanciers et compagnies aériennes fortement perturbés.
- Situation tendue à l’approche des vacances scolaires.
Des milliers de voyageurs face à la grève
L’été aurait-il pu démarrer plus mal pour les voyageurs européens ? Ce vendredi 4 juillet, alors que beaucoup espéraient entamer leurs congés sous les meilleurs auspices, une vaste grève des contrôleurs aériens français est venue bouleverser les plans.
Dès jeudi, le mouvement social s’est fait sentir, plongeant des centaines de milliers de passagers dans l’incertitude, certains découvrant à la dernière minute l’annulation pure et simple de leur vol.
Des annulations en cascade et une colère grandissante
Au fil des heures, la situation s’est dégradée dans les principaux aéroports du pays. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a exigé la suppression de près de 1 500 vols, anticipant aussi d’importants retards. Le chaos est particulièrement palpable à Paris-Charles-de-Gaulle, mais également à Beauvais, hub privilégié par le « low cost », où la DGAC impose une réduction drastique — moins 40 % du trafic habituel.
Chez certains passagers, la frustration domine, comme le confie Nadia Rivet, privée d’un séjour à Paris : « C’est pénalisant », lâche-t-elle avant d’ajouter : « Le droit à la grève, chacun peut l’exercer… mais les contrôleurs ne sont pas les plus mal lotis. »
L’impact direct sur les familles et compagnies aériennes
Pour nombre de voyageurs, ces perturbations prennent un tour personnel. Julien Barthélémy, arrivé épuisé de New York et bloqué à Paris, relate sa mésaventure : « Je venais pour l’anniversaire de ma femme… je me retrouve bloqué. »
Du côté des compagnies aériennes aussi, l’agacement pointe. Ryanair annonce avoir dû annuler près de 170 vols, soit quelque 30 000 passagers touchés en une journée. Son dirigeant, Michael O’Leary, n’a pas mâché ses mots : « Les familles européennes sont prises en otage par les grèves françaises. » Chez Air France, on parle d’une adaptation forcée du programme sans préciser le nombre exact d’annulations ; seul point rassurant pour certains clients : le réseau long-courrier demeure intact.
Avenir incertain pour ce premier week-end estival
À la veille du début officiel des vacances scolaires, cette paralysie tombe au plus mauvais moment. Quelques vacanciers gardent espoir que leur vol soit maintenu vendredi.
Mais avec un préavis couvrant encore toute la journée à venir et plus d’un millier de suppressions déjà actées, la perspective semble mince pour ceux qui rêvaient simplement d’un départ sans encombre.
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