Robert Vaughn face au naufrage de Superman 3

En 1983, Robert Vaughn rejoint Superman III dans un épisode raté pour la saga comme pour sa carrière. Le film a cassé la dynamique des débuts.

Superman 3 Robert Vaughn
Image d'illustration. Superman 3 Robert Vaughn — Columbia Pictures / PR-ADN

En bref

  • Acteur reconnu grâce à The Man from U.N.C.L.E., Robert Vaughn arrive dans Superman 3 alors que sa carrière ralentit.
  • Le film marque un tournant pour la saga, avec un ton plus comique, une intrigue brouillonne et des recettes en forte baisse.
  • Pour Robert Vaughn, Superman 3 ne relance pas sa carrière, qui repartira ensuite sans retrouver son ancien niveau de notoriété.

En 1983, Robert Vaughn arrive dans Superman 3 au pire moment, ou presque. La saga perd déjà de sa superbe, et l’acteur, lui, n’est plus dans la phase la plus brillante de sa carrière.

Un acteur reconnu, mais à un tournant moins flatteur

Bien avant ce détour super-héroïque, Robert Vaughn s’était construit un vrai parcours. Il débute au cinéma dans Les Dix Commandements en 1956, enchaîne avec Hell’s Crossroads, puis se fait remarquer dans The Young Philadelphians. Ce rôle attire l’attention de John Sturges, qui lui confie ensuite un personnage dans Les Sept Mercenaires.

Mais son visage reste surtout associé à Napoleon Solo dans la série The Man from U.N.C.L.E., diffusée de 1964 à 1968. Il gagne aussi un Emmy en 1977 pour Washington Behind Closed Doors. Sauf qu’au début des années 1980, la dynamique s’essouffle. The New York Times rapportait d’ailleurs qu’il décrivait certains de ses rôles tardifs comme peu qualitatifs.

Une franchise qui perd le ton de ses débuts

Le problème, c’est que Superman traverse lui aussi une zone moins inspirée. Le film de 1978 signé Richard Donner reste une référence, porté par un ton sérieux et respectueux du personnage incarné par Christopher Reeve.

Superman 2, sorti en 1980, fonctionne lui aussi très bien au box-office, même si Richard Lester obtient le crédit de réalisation après le remplacement de Richard Donner. Puis vient Superman 3, cette fois entièrement piloté par Richard Lester. Et là, ça se complique franchement.

Pourquoi Superman 3 a décroché ?

Dans le film, Robert Vaughn joue Ross Webster, un patron corrompu qui utilise les talents informatiques de Gus Gorman, incarné par Richard Pryor, pour détourner de l’argent puis tenter de contrôler l’économie mondiale. L’intrigue finit avec un superordinateur conscient, tandis que Superman se retrouve même scindé en deux versions, dont une maléfique.

Sur le papier, il y a des idées. À l’écran, c’est beaucoup plus brouillon. Le ton plus comique prend le dessus, et Ross Webster ne remplace jamais vraiment le poids qu’avait Lex Luthor, joué auparavant par Gene Hackman.

Les chiffres racontent la même histoire. Superman avait récolté 134,2 millions de dollars dans le monde. Superman 2, environ 216,3 millions de dollars. Superman 3, lui, tombe à 80,2 millions de dollars. La chute est nette.

Un revers pour le film, sans vrai rebond immédiat pour Robert Vaughn

Il reste un point plus léger. Robert Vaughn gardait un bon souvenir de son travail avec Richard Pryor, qu’il qualifiait auprès de Bobby Wygant de « grand acteur » et de partenaire « agréable à côtoyer », notamment grâce à son sens de l’improvisation.

Mais pour Robert Vaughn, Superman 3 n’a pas relancé grand-chose. La fin des années 1980 le voit même apparaître dans des infopublicités pour un traitement contre la calvitie. Sa carrière repartira ensuite, sans retrouver le niveau de notoriété de The Man from U.N.C.L.E.. Et ça, clairement, c’est le vrai verdict.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

X LinkedIn Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Films Robert Vaughn Superman

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.

24matins · 26 Sep · 17h00

Mike P. Nelson prend les commandes de Saw 11

La saga Saw tient son réalisateur pour le onzième film. Mike P. Nelson, déjà relanceur de franchises horrifiques, arrive avec James Wan à la production.