En bref
- À Hollywood, l’apocalypse rapproche souvent les ex-conjoints.
- De nombreux films catastrophe utilisent cette recette pour reformer les anciens couples.
- Et dans certains cas, le nouveau partenaire disparaît au passage.
Le monde explose, les villes tombent, et au milieu des débris, Hollywood ressort souvent la même ficelle: un héros en pleine séparation, ou déjà divorcé, que la catastrophe rapproche de son ex. Ce n’est pas un détail isolé. C’est presque un sous-genre dans le sous-genre.
Quand l’apocalypse sert aussi de thérapie conjugale
Le motif traverse des films très différents. Dans Earthquake, le personnage de Charlton Heston ne divorce pas encore, mais il vit un mariage à bout de souffle avec le personnage d’Ava Gardner. Le séisme les rattrape en pleine dispute, et la tentative de réconciliation finit très mal: les deux meurent noyés.
Même logique, plus spectaculaire, dans Independence Day. Parmi les trois figures centrales, le personnage de Jeff Goldblum est divorcé, et l’invasion alien le rapproche clairement de son ex, qui travaille à la Maison-Blanche. Dans Twister, Helen Hunt et Bill Paxton sont quasiment séparés pour de bon, divorce en attente, avant que les tornades ne les recollent. Le film ne s’embarrasse même pas toujours d’expliquer leur rupture. Il fonce. Et ça dit pas mal de choses sur la recette.
Les films où le couple se reforme presque mécaniquement
Le cas le plus voyant reste peut-être 2012. Le personnage de John Cusack, ex-mari un peu largué, récupère son ancienne vie pendant la fin du monde. Le nouveau compagnon de son ex, joué par Tom McCarthy, est pourtant présenté comme un type correct. Mais il meurt, et le chemin est dégagé.
Dans San Andreas, même idée. Le personnage de Dwayne Johnson reçoit des papiers de divorce, puis le séisme remet tout sur les rails avec Carla Gugino, pendant que le nouveau compagnon disparaît lui aussi. Greenland reprend encore ce ressort: Gerard Butler et Morena Baccarin sont en froid après une liaison extraconjugale, puis l’arrivée d’une comète les rapproche à nouveau.
Des variantes plus sombres, ou franchement cruelles
Tous ne vont pas jusqu’au happy end. Dans Volcano, Tommy Lee Jones est divorcé, mais son ex reste hors champ et la lave ne sauve rien. Dans Deep Impact, aucun des personnages principaux n’est vraiment divorcé, mais un conflit familial pèse sur le personnage de Téa Leoni. Il y a bien réconciliation avec son père, pas entre ses parents, et ça se termine par leur mort.
Armageddon joue une autre carte. Le personnage de Bruce Willis est séparé, sans retour amoureux à l’écran. En revanche, celui de Will Patton retrouve au moins un lien adouci avec son ex-femme et son fils après la mission.
Même quand ça reste flou, le cliché ne lâche pas
Dans The Day After Tomorrow, Dennis Quaid semble vivre loin de son épouse, sans rupture totalement actée, mais la distance est là. Et dans Moonfall, Patrick Wilson est divorcé, tandis que l’autre figure centrale, jouée par Halle Berry, l’est aussi.
Le détail qui pique un peu, quand même: dans plusieurs de ces films, le nouveau mari ou le nouveau compagnon finit mort pour laisser l’ancien couple respirer. Les aliens, les tornades ou la Lune qui tombe, visiblement, ça ne détruit pas seulement les villes.