En bref
- Verity vise un démarrage entre 20 et 29 millions de dollars au box-office américain.
- Porté par Anne Hathaway et Dakota Johnson, le thriller bénéficie d’un budget maîtrisé et d’une sortie idéale avant Halloween.
- L’adaptation du roman de Colleen Hoover mise sur la popularité de ses stars et de ses précédents succès pour attirer le public.
Les premiers chiffres donnent déjà le ton. Verity, le thriller porté par Anne Hathaway et Dakota Johnson, est attendu entre 20 à 29 millions de dollars pour son premier week-end, avec une sortie en salles fixée au 2 octobre 2026.
Un démarrage déjà surveillé de près
Face à lui, il y aura Digger, une comédie emmenée par Tom Cruise et accueillie de façon plus mitigée par la critique. Les deux films visent une ouverture proche, mais Verity semble avoir un petit avantage pour l’instant, notamment parce que les films pensés pour un public féminin ont souvent fait mieux que prévu ces dernières années. Résultat, ce n’est plus un simple pari de calendrier.
Un thriller taillé pour tenir plusieurs semaines
Le film suit une écrivaine en difficulté engagée pour terminer la saga d’une autrice à succès blessée. En vivant chez elle, elle découvre un manuscrit glaçant et doit choisir s’il faut révéler la vérité. Le pitch a ce qu’il faut pour accrocher vite, et franchement, le registre thriller sensuel colle bien à la saison d’Halloween.
Autour de Anne Hathaway et Dakota Johnson, on retrouve aussi Josh Hartnett, Asel Swango et Daniel Echevarria. À la réalisation, Michael Showalter retrouve Anne Hathaway après The Idea of You. Et du côté de Amazon MGM Studios, le signal est clair, le groupe pousse vraiment ses films en salles et ne traite pas Verity comme une sortie symbolique.
Pourquoi le profil économique paraît solide ?
L’autre point qui compte, c’est le budget. Le film aurait coûté 40 millions de dollars, un niveau jugé raisonnable pour ce type de production. Même le seul marché américain pourrait déjà rendre l’équation intéressante, avant même d’ajouter les recettes internationales. Pas besoin d’un carton historique pour exister.
Le poids des noms derrière l’affiche
Anne Hathaway sort d’une année très forte. The Odyssey, signé Christopher Nolan, a dépassé Jurassic World pour devenir le plus gros film de l’histoire d’Universal, avec 1,72 milliard de dollars. Elle figurait aussi dans The Devil Wears Prada 2, qui a cumulé 693 millions de dollars. Seul The End of Oak Street a moins convaincu.
Le cas de Dakota Johnson est plus contrasté. Madame Web reste un échec marquant, mais la trilogie Fifty Shades a dépassé 1,3 milliard de dollars, et Materialists a fini en sleeper hit avec 108 millions de dollars dans le monde. Ce type de projet lui va plutôt bien.
Et puis il y a Colleen Hoover. Ses adaptations ont déjà prouvé qu’elles pouvaient attirer massivement, avec It Ends With Us à 351 millions de dollars et Regretting You à 90 millions de dollars. Bref, Verity n’arrive pas de nulle part.