Menu
24matins
Navigation : 
  • Actualité
    • Faits Divers
    • Insolite
    • Société
    • Politique
    • International
  • Économie
  • Santé
  • Sport
  • Tech
    • trackr.fr
  • Divertissement
    • Séries TV
    • Films
  • Loisirs
    • En cuisine
    • Au jardin
En ce moment : 
  • États-Unis (USA)
  • Cancer
  • Jardin
  • Banque
  • Médias

Riddick : Vin Diesel et la survie d’un héros oublié

Divertissement > Films > Vin Diesel > Riddick
Par Jordan Servan,  publié le 11 juin 2026 à 17h00.
Divertissement
Riddick

Image d'illustration. RiddickUniversal Pictures / PR-ADN

Neuf ans après l’échec de la suite, Vin Diesel a relancé Riddick hors studio, avec un budget serré et un pari personnel finalement rentable.

En bref

  • Riddick a été sauvé in extremis après des difficultés de production, grâce notamment à Vin Diesel qui a récupéré les droits du personnage.
  • Le troisième film est revenu à une approche plus simple et plus sombre, centrée sur la survie dans un environnement hostile et un classement R.
  • Sorti en 2013, le film a finalement été rentable, relançant l’idée d’une suite malgré les hésitations initiales du studio.

Revenir avec Riddick en 2013 n’avait rien d’évident. Après l’échec du deuxième film, la franchise semblait rangée au placard. Et pourtant, Vin Diesel a refusé de lâcher ce personnage, au point d’en faire un vrai dossier personnel, loin des gros studios et de leurs freins.

Un personnage que le studio ne voulait plus vraiment

Au départ, Pitch Black, sorti en 2000, avait plutôt bien lancé la machine. Le film avait rapporté 53 millions de dollars, soit environ 49 millions d’euros, pour un budget de 23 millions, environ 21 millions d’euros. À l’époque, Vin Diesel n’était pas encore la machine à cash de Fast et Furious, ce qui rendait déjà l’essai intéressant.

La suite, The Chronicles of Riddick, a en revanche vu trop grand. Budget de 105 millions de dollars, soit environ 97 millions d’euros, recettes mondiales de 116 millions, environ 107 millions d’euros. Pour Universal Pictures, l’idée d’un troisième volet n’avait plus grand-chose d’attirant.

Malgré ça, Vin Diesel continuait d’imaginer une trilogie. En 2006, il expliquait à ComingSoon.net qu’il avait pensé une histoire sur trois films et que la suite du parcours de Riddick était déjà balisée. Ambitieux, clairement.

Le vrai coup décisif, récupérer les droits

Le tournant, il arrive en coulisses. Quand Universal Pictures lui demande un caméo dans The Fast et The Furious: Tokyo Drift en 2006 pour préparer le retour de Dom Toretto, l’acteur accepte, mais sans cachet classique. À la place, il veut les droits du personnage Riddick. Le studio dit oui.

Derrière, Vin Diesel et le réalisateur David Twohy repartent sur une version indépendante, avec un budget réduit. En 2010, ils vendent les droits du projet au European Film Market. Le financement grimpe finalement à 38 millions de dollars, environ 35 millions d’euros, et le tournage démarre au Canada en 2012.

Puis ça déraille. Un mécanisme de garantie tombe à l’eau, l’argent manque, la production vacille. David Twohy racontera plus tard à The Hollywood Reporter que « c’était le bazar, c’était mauvais. On s’est en gros fait mettre dehors ». Vin Diesel, lui, avance personnellement de l’argent en attendant les prêts. Résultat, le film survit.

Un retour aux bases

Cette fois, pas de délire mégalo façon Chronicles. Le scénario revient à quelque chose de plus simple, survie, planète hostile, prédateurs extraterrestres, mercenaires attirés par une prime. Une formule plus sèche, et franchement plus adaptée au personnage.

Le choix du circuit indépendant permet aussi de garder un film classé R. Sur le tournage, Vin Diesel rappelait que les studios rechignaient à financer ce type de projet à gros budget. Il expliquait que « le budget a augmenté, et la première chose qu’on a retirée, c’est le classement R » sur Chronicles. Cette fois, personne ne vient lisser le tout.

Autour de lui, on retrouve Katee Sackhoff, Karl Urban et Dave Bautista, avant l’explosion de ce dernier dans Guardians of the Galaxy.

Une sortie rentable, et une leçon pour Hollywood

Ironie du dossier, Universal, qui ne voulait pas produire le film en interne, finit quand même par prendre une participation minoritaire et assurer la distribution. Riddick sort le 6 septembre 2013 et décroche directement la première place avec 19 millions de dollars, environ 17 millions d’euros, sur son premier week-end.

La semaine suivante, le film chute de 64% avec 6,8 millions, environ 6 millions d’euros, pendant que Insidious: Chapter 2 arrive. Mais l’essentiel est ailleurs. En fin de course, Riddick cumule 42 millions de dollars en Amérique du Nord, environ 39 millions d’euros, et 56,3 millions à l’international, environ 52 millions d’euros. Total mondial, 98,3 millions de dollars, soit environ 91 millions d’euros.

Ajoutez à ça plus de 26 millions de dollars de ventes physiques aux États-Unis, environ 24 millions d’euros, sans même compter les droits câble, la location numérique, les ventes vidéo étrangères et le streaming. Le film a gagné de l’argent. Et ça explique pourquoi l’idée d’un Riddick 4 continue de tourner. Un pari de fan, oui. Mais un pari gagnant.

Le Récap
  • En bref
  • Un personnage que le studio ne voulait plus vraiment
  • Le vrai coup décisif, récupérer les droits
  • Un retour aux bases
  • Une sortie rentable, et une leçon pour Hollywood
En savoir plus
  • The Social Reckoning : un héritage explosif pour succéder à The Social Network
  • Fast Charlie : la revanche d’un thriller sorti dans l’ombre
  • Supergirl : un pari narratif sur la concision et l’efficacité
Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
  • À Propos
  • Nous contacter
  • Infos Légales
  • Gestion des données personnelles
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site 24matins  - ADN Contents -