En bref
- Riddick a survécu à un gros échec.
- Le film de 2004 a coûté trop cher.
- Vin Diesel a relancé la saga autrement.
Un flop à plus de 115,9 millions de dollars au box-office mondial aurait dû tuer la saga. Et pourtant, Riddick est revenu. C’est ça, le vrai twist.
Un pari trop grand pour ce que Riddick représentait vraiment
Avant le pilote automatique de Fast and Furious, Vin Diesel avait déjà trouvé un rôle marquant avec Riddick dans Pitch Black. Le premier film n’était pas un raz-de-marée, loin de là, mais il avait trouvé son public avec 53 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 23 millions de dollars.
Du coup, Universal a voulu voir plus grand. Beaucoup plus grand. Le studio comptait surfer sur l’appétit du début des années 2000 pour les grandes fresques de fantasy et de space opera, dans le sillage du Seigneur des anneaux et des préquelles Star Wars. Résultat, David Twohy et Vin Diesel ont lancé The Chronicles of Riddick, un film estimé entre 105 et 120 millions de dollars, hors marketing. Là, clairement, l’échelle n’était plus la même.
Des chiffres qui ont vite refroidi tout le monde
Sorti le 11 juin 2004, le film racontait cette fois Riddick traqué par des chasseurs de primes, avant d’être embarqué dans une guerre contre les Necromongers, une armée qui détruit la vie humaine dans la galaxie. Judi Dench y jouait Aereon, tandis que Colm Feore incarnait le Lord Marshal.
Mais la machine s’est vite grippée. Le film a écopé d’un score de 29% sur Rotten Tomatoes, puis s’est heurté à une salle déjà occupée par Harry Potter and the Prisoner of Azkaban, premier avec 34,9 millions de dollars, devant Riddick à 24,2 millions de dollars . Juste derrière, Shrek 2 restait encore très solide avec 23,2 millions de dollars.
La suite a été pire. Le film s’est effondré les semaines suivantes, sans rattrapage majeur à l’international. Au total, il a terminé sa course à 115,9 millions de dollars. Une fois la part des salles retirée, le budget n’était même pas couvert. Les pertes ont été estimées autour de 50 millions de dollars, peut-être davantage avec la promo. Trop gros, trop cher, trop loin de l’ADN de départ.
Le retour improbable grâce à un film beaucoup plus petit
Là où beaucoup de franchises finissent au cimetière, Vin Diesel et David Twohy ont insisté. Universal, de son côté, n’y croyait plus. Mais l’acteur a utilisé un levier bien connu des fans de bagnoles, son bref passage dans The Fast and the Furious: Tokyo Drift, pour négocier les droits permettant de relancer Riddick.
Et cette fois, changement complet de stratégie. Le film Riddick, sorti en 2013, coûtait à peine 40 millions de dollars. Retour à quelque chose de plus sec, plus simple, plus proche de Pitch Black, avec un héros livré à une planète brûlée, des mercenaires et des prédateurs extraterrestres.
Une formule resserrée, et la franchise repart
Le casting secondaire alignait quand même de beaux noms, avec Dave Bautista, Katee Sackhoff et Karl Urban. Le film n’a pas renversé la critique, mais il a retrouvé une forme d’efficacité au box-office avec 98 millions de dollars.
Bref, la saga n’a pas été sauvée en visant plus grand, mais en revenant à ce qui marchait au départ. Vin Diesel et David Twohy préparent d’ailleurs un nouvel épisode, Riddick: Furya. Comme quoi, même un crash spatial peut laisser un survivant.