En bref
- Le nouveau trailer du nouveau film Resident Evil reprend les codes des jeux pour rassurer les fans.
- Il suit un homme ordinaire à Raccoon City, sans héros connus comme Leon ou Jill.
- Le réalisateur Zack Cregger veut éviter les erreurs des anciens films avec une histoire plus simple et proche du survival horror.
Le nouveau trailer de Resident Evil ne fait pas semblant. En quelques plans, le film balance une machine à écrire, un fusil à pompe et la fameuse boîte verte de munitions, avec un découpage qui rappelle très clairement les jeux.
Un trailer qui parle enfin le langage du jeu vidéo
Cette fois, on suit Bryan, joué par Austin Abrams, un coursier médical chargé d’apporter un mystérieux sac d’organe à l’hôpital général de Raccoon City. Sur la route, il renverse une femme avec sa voiture. Sauf qu’elle est déjà un zombie.
Il prend la fuite et se réfugie dans une cabane isolée. Là, le décor fait immédiatement tilt pour ceux qui connaissent la licence. Une machine à écrire posée sur un bureau, un fusil, des cartouches rangées dans un tiroir. Et surtout, une progression qui reproduit presque à l’identique la sensation d’un survival horror, avec un type totalement dépassé qui fouille ce qu’il trouve juste pour survivre une pièce de plus. Clairement, le trailer cherche à rassurer les fans qui craignaient un film trop éloigné du matériau d’origine.
Pas de Leon, pas de Jill, et ce n’est pas un hasard
Le long métrage Resident Evil signé Zach Cregger, déjà derrière Barbarian et le film oscarisé Weapons, ne reprend pourtant aucun jeu en particulier. Et il ne convoque pas non plus les figures les plus connues de la saga.
Le réalisateur avait expliqué que forcer l’arrivée de personnages comme Leon S. Kennedy ou Jill Valentine aurait paru peu naturel dans cette histoire autonome. Il disait aussi vouloir suivre un idiot, pas au sens où il serait stupide, mais parce qu’il n’a rien du héros de jeu vidéo classique, aucune compétence de combat et aucune aptitude à la survie. En gros, le film préfère un homme ordinaire à un super-soldat déjà calibré par la licence.
Le film essaie d’éviter le piège des adaptations précédentes
Le pari n’arrive pas de nulle part. La franchise cinéma Resident Evil a passé près de deux décennies à s’user, malgré six films portés par Milla Jovovich et plus de 1,2 milliard de dollars au box-office mondial. Avec le temps, la série était devenue une cible facile chez pas mal de fans d’horreur.
En 2021, Constantin Film a tenté un reboot avec Resident Evil: Welcome to Raccoon City. L’idée était de revenir aux bases et de coller davantage aux jeux. Résultat, le film a été largement rejeté par la critique comme par les joueurs de longue date.
Le problème est connu. Depuis 1996, la mythologie de Resident Evil s’est énormément épaissie. Umbrella Corporation est passée de menace pharmaceutique locale à réseau mondial de bioterrorisme, pendant que Chris Redfield, Ada Wong et Albert Wesker accumulaient les histoires croisées sur une douzaine d’épisodes principaux et une foule de dérivés. Caser tout ça dans un film de deux heures demande beaucoup d’explications pour le grand public, et risque d’ennuyer les habitués. Le nouveau film tente donc un contournement simple. Et il sortira au cinéma le 18 septembre 2026.