En bref
- Strange New Worlds semble préparer un retour aux jeux avec le temps et les timelines.
- Les voyages temporels sont une tradition majeure de Star Trek.
- Le défi sera de garder l’équilibre entre ambition et simplicité narrative.
Les dix titres révélés pour la saison 4 de Star Trek: Strange New Worlds ne disent pas tout, mais ils racontent déjà quelque chose. Et ce quelque chose, c’est un possible retour en force du voyage dans le temps, l’un des mécanismes les plus anciens de toute la franchise.
Des titres qui sentent la faille temporelle
Parmi les épisodes annoncés, on trouve Tomorrow’s Enterprise, The Griffin Incident ou encore A Case of Chiaroscuro. Pris séparément, ces titres peuvent renvoyer à pas mal de choses. Mis bout à bout, ils donnent surtout l’impression que la saison 4 prépare un terrain très familier pour Star Trek.
L’idée d’un fil rouge temporel n’a rien de farfelu. La série a dévoilé les noms de ses dix épisodes, et l’ensemble semble pointer vers des réalités alternatives, des incidents de chronologie ou des clins d’œil à d’anciennes timelines. Pour une franchise qui adore jouer avec le passé, le futur et les paradoxes, la piste paraît assez nette.
Le meilleur et le pire vieux tour de Star Trek
Chez Star Trek, le temps qui déraille, c’est presque une tradition. Parmi les grands souvenirs, il y a The City on the Edge of Forever, dans The Original Series, où Kirk et Spock tentent de réparer un monde bouleversé après l’intervention de McCoy. L’épisode reste une référence, parce qu’il mêle science-fiction, émotion et vrai choix tragique.
Même constat avec The Visitor dans Deep Space 9, centré sur Jake Sisko et son obsession de sauver son père, le capitaine Sisko. Il y a aussi Star Trek: First Contact, qui envoie l’équipage dans le passé pour empêcher les Borgs de saboter le premier contact entre la Terre et les Vulcains. Et All Good Things…, dans The Next Generation, où Picard navigue entre passé, présent et futur pour stopper une anomalie menaçant l’humanité. Là, clairement, Star Trek touche très haut.
Mais ce vieux tour a aussi ses ratés. Time and Again dans Voyager repose sur un reset complet de la timeline. Non Sequitor, malgré la présence de Harry Kim, laisse peu de traces. Et Time’s Arrow, le double épisode de The Next Generation situé en 1893, ne parvient pas vraiment à faire tenir son intrigue.
Pourquoi cela peut bousculer Strange New Worlds ?
Le vrai sujet n’est donc pas seulement le thème. C’est la forme. Strange New Worlds s’est imposée grâce à son goût pour les aventures autonomes, presque à l’ancienne, avec un épisode, une idée, un ton. Si la saison 4 transforme le voyage temporel en concept central, elle risque de déplacer ce qui faisait justement son charme.
Il reste une autre possibilité. Ces titres peuvent aussi n’être que des références ludiques à l’histoire de Star Trek, sans transformer la saison en grand puzzle continu. Un épisode de marionnettes est d’ailleurs attendu, possiblement Human Best Friend, ce qui laisse encore de la place à des histoires très indépendantes.
Bon, rien n’est joué. Mais si la série repart vraiment dans les paradoxes et les lignes temporelles, elle va toucher à un ressort que Star Trek maîtrise parfois à merveille, et rate parfois tout autant. Le pari est séduisant. Il n’est pas sans risque.