En bref
- Début du ramadan attendu le 19 février 2026
- Nuit du doute fixée au 17 février
- Aïd-el-Fitr visée pour le 20 mars
Le calendrier est presque posé. Mais pour le ramadan 2026, la Lune gardera, une fois encore, le dernier mot.
Le début du mois sacré est pour l’instant attendu le jeudi 19 février 2026. Cette date a été arrêtée par le Conseil français du culte musulman, qui s’appuie sur des calculs astronomiques. Même logique pour la fin du mois, avec une Aïd-el-Fitr envisagée le vendredi 20 mars. Sauf qu’en pratique, tout ne se ferme jamais complètement à l’avance.
Un calendrier déjà connu, sans certitude absolue
Ce point est important pour comprendre ce qui se joue. Les calculs permettent d’annoncer des repères très en amont, ce qui rend l’organisation plus simple pour les fidèles. Mais certains rappellent qu’un calendrier religieux de ce type n’est définitivement validé qu’après l’observation réelle du croissant lunaire.
Autrement dit, les dates sont connues, mais elles restent suspendues à une confirmation. C’est ce contraste qui revient chaque année, et il structure tout le mois.
La Nuit du doute reste le vrai point de bascule
Avant l’entrée dans le jeûne, il y a la Nuit du doute. En 2026, elle est fixée au 17 février par la Grande Mosquée de Paris. Ce soir-là, une commission religieuse se réunit pour observer le ciel et vérifier l’apparition d’un nouveau croissant de lune.
Deux cas existent. Si la Lune est aperçue, le jeûne commence dès le lendemain. Si elle ne l’est pas, il débute le jour suivant. Bref, c’est un rendez-vous très codifié, à la fois spirituel et concret.
Les dernières nuits, le temps fort du mois
Au fil du ramadan, toutes les dates n’ont pas le même poids. Les dix dernières nuits sont traditionnellement vues comme les plus sacrées, avec une attention particulière portée aux nuits impaires. Pour 2026, elles tomberaient autour des 10, 12, 14, 16 et 18 mars.
Parmi elles peut se situer la Laylat al-Qadr, la Nuit du destin. Le Coran la présente comme « meilleure que mille mois ». Pour les fidèles, cela en fait un moment de prière et de recueillement particulièrement attendu.
Entre tradition religieuse et calcul scientifique
Ce calendrier montre bien la cohabitation entre deux approches. D’un côté, les calculs astronomiques donnent des dates de référence. De l’autre, l’observation lunaire continue de jouer un rôle décisif, aussi bien au début qu’à la fin du mois.
Et c’est valable jusqu’au bout. La durée exacte du ramadan, vingt-neuf ou trente jours, dépendra là encore de l’ultime observation. Résultat, chaque année avance avec des repères précis, mais aussi avec une petite part d’attente partagée.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi parle-t-on de dates prévues et non de dates définitives ?
Parce que le calendrier du ramadan suit le cycle lunaire. Les calculs astronomiques permettent d’anticiper les dates, mais l’apparition effective du croissant de lune reste le critère de validation pour une partie des autorités religieuses.
À quoi sert exactement la Nuit du doute ?
Elle sert à confirmer l’entrée dans le mois de jeûne. C’est le moment où une commission religieuse vérifie si le nouveau croissant lunaire est visible. Selon le résultat, le ramadan commence soit le lendemain, soit le surlendemain.
Pourquoi les dix dernières nuits sont-elles si importantes ?
Dans la tradition musulmane, elles concentrent une forte dimension spirituelle. Les nuits impaires y occupent une place particulière, car l’une d’elles peut correspondre à la Nuit du destin, considérée comme un moment majeur de prière.
La date de l’Aïd-el-Fitr peut-elle encore changer ?
Oui. Même si le 20 mars 2026 est avancé comme date probable, la fin du ramadan dépendra de la dernière observation lunaire. C’est elle qui dira si le mois compte vingt-neuf ou trente jours.