Depuis son retour sur la scène politique via le changement de direction de l’UMP (avant sa transformation en « Les Républicains »), il semble presque évident que l’objectif à long terme de Nicolas Sarkozy est de succéder à François Hollande en qualité de président de la République.
Et si le leader des Républicains pourrait possiblement se porter candidat à la présidentielle 2017, l’image que cette situation renverrait, notamment à l’international, ne serait pas des plus reluisantes selon le député Les Républicains (LR) Bernard Debré. Reçu vendredi sur LCP et Public Sénat, le député de Paris y a ainsi appelé Nicolas Sarkozy à ne pas se représenter l’année prochaine.
Debré ne conçoit pas de revoir Sarkozy contre Hollande
« Déjà il y avait une jurisprudence qui disait que quand un ministre est mis en examen, quelles que soient les raisons et quelles que soient les conséquences, il devait démissionner. Vous voyez […] un ancien président de la République se représenter contre […] le même candidat qui l’avait battu François Hollande, se représenter alors qu’il est mis en examen deux ou trois fois ? » Et M. Debré d’appeler ensuite à « un peu plus de politique, comment dirais-je, saine et compréhensive ».
Sarkozy devrait quitter la tête des Républicains pour le député LR
Et à la question de savoir si Nicolas Sarkozy peut tout de même prétendre à conserver la tête des Républicains, l’ex-ministre de la Coopération sous François Mitterrand répond par la négative : « Non, c’est la même chose. […] Nicolas Sarkozy ne devrait pas se présenter aux élections présidentielles. Et qu’il en tire les conclusions complètes. Qu’il s’en aille des Républicains ou alors qu’il nous dise : ‘je ne suis pas candidat mais je vais les organiser [NDLR : les primaires de novembre] avec les uns ou les autres' ». Bernard Debré demande enfin « qu’on arrête de nous imposer des investitures, de nous imposer le programme de Nicolas Sarkozy. […] Nous allons pas rejouer 2012, […] on va être la risée du monde entier. Et puis, on le voit, actuellement, alors on ne fait pas évidemment une élection par des sondages, mais les Français le rejettent ».