Macron défend son bilan et rouvre déjà le chantier des retraites

Sur France 2, Emmanuel Macron a vanté armée, diplomatie et croissance, tout en reconnaissant le poids du déficit et le retour du dossier retraites.

Micro de presse avec Elysee flou
Image d'illustration. Interview depuis l'Élysée. — ADN
  • Emmanuel Macron promet une baisse du carburant
  • Le président défend un bilan globalement positif
  • Le déficit et les retraites restent ouverts

Les prix à la pompe vont, selon Emmanuel Macron, baisser progressivement. Invité jeudi 18 juin 2026 de l’émission L’Événement sur France 2, le chef de l’État a relié cette perspective à l’accord signé par Donald Trump à Versailles, présenté comme une étape vers un cessez-le-feu au Moyen-Orient et la poursuite de la réouverture du détroit d’Ormuz.

Une baisse à la pompe avancée par l’Élysée

Depuis l’Élysée, face à la journaliste Caroline Roux, le président a longuement parlé de la situation internationale, entre le conflit au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine. À propos de l’accord américain, il a jugé, en parlant de la région et de la France, qu’« On a raison de s’en féliciter ».

Dans son raisonnement, la détente diplomatique doit produire un effet rapide sur le marché pétrolier. Emmanuel Macron a ainsi assuré que le recul, qu’il dit immédiat, du prix du baril après la signature de l’accord devrait se traduire par une baisse des carburants, restés élevés depuis plusieurs semaines.

À moins d’un an de 2027, Macron défend son bilan

La fin de l’entretien a glissé vers un autre terrain, celui du bilan présidentiel, alors que l’élection de 2027 approche. Malgré les remarques de Caroline Roux sur la hausse du nombre de demandeurs d’emploi, la croissance à l’arrêt et l’aggravation du déficit public, Emmanuel Macron a dressé un tableau plutôt positif de son second mandat.

Il a mis en avant des armées plus fortes et une diplomatie qu’il a dite plus forte et plus claire. Sur la croissance, il a aussi comparé la trajectoire française à celle de voisins européens, affirmant que la France avait gagné davantage en croissance sur dix ans que l’Allemagne et l’Italie.

Le déficit admis, les retraites remises sur la table

C’est sur les finances publiques que le chef de l’État a reconnu la principale faiblesse. Emmanuel Macron a admis une difficulté sur ce terrain et a défendu la poursuite des réformes du modèle social pour remettre les comptes à niveau.

Les priorités citées sont la santé et surtout les retraites. Le président a estimé qu’il faudra reprendre ce chantier, le jugeant indispensable dans un pays qui vieillit. Il a ajouté ne pas avoir été suivi totalement sur ce sujet et a laissé entendre que cette reprise incombera à ceux qui lui succéderont après 2027.