Il faudra compter avec l’ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour animer, avec d’autres candidats, la présidentielle 2017. L’entrepreneur a en effet annoncé il y a quelques jours qu’il prendra part au scrutin. Et alors que François Hollande s’attend à retrouver Nicolas Sarkozy l’année prochaine, Arnaud Montebourg estime que cette opposition « donne le sentiment d’un sur-place pour le pays ».
Mardi sur BFMTV, il a indiqué qu’à son sens, le peuple français souhait un renouvellement dans les forces souhaitant le gouverner : « On a un rejet de la société par rapport à la redite de ce qu’il s’est passé en 2012. Les Français ne veulent pas voir rejouer ce qui s’est passé en 2012. […] On a perdu beaucoup de temps et nous avons besoin maintenant d’affronter notre avenir et de gagner du temps ».
Montebourg, déjà de la présidentielle, pourrait être de la primaire
M. Montebourg a d’ailleurs ajouté qu’il pourrait également être de la primaire à gauche, si toutefois plusieurs conditions étaient réunies : « Nous demandons les mêmes conditions que 2011, c’est-à-dire 10.000 bureaux de vote, voilà, une neutralité du Parti socialiste qui n’a pas à se prononcer pour tel candidat ou tel autre, mais qui organise le débat, voilà, c’est tout ce qu’on demande ».
Hollande, un bilan trop « négatif » pour être candidat
L’ex-ministre a également signifié son désir de ne pas voir François Hollande se présenter à sa propre succession. Une intention qu’il a adressée à l’exécutif : « Le moment est venu d’assurer le renouvellement des projets, des hommes et des femmes. Sinon, nous risquons un 21 avril puissance 20 […] Nous ne pouvons pas battre Nicolas Sarkozy avec un bilan aussi négatif ».
Si la présence de l’actuel chef de l’État à la présidentielle lui apparaît donc peu appropriée, Arnaud Montebourg semble en tout cas s’attendre à ce que le chef des Républicains s’élève au-dessus des autres candidats, et ce malgré les déboires judiciaires qu’il a connus depuis son départ du pouvoir.