Un répit pour les entreprises qui avaient contracté un prêt garanti par l’Etat (PGE) pendant la crise sanitaire. Dimanche 7 janvier, le ministère de l’Economie a annoncé que les entreprises en difficulté pouvaient le rééchelonner jusqu’au 31 décembre 2026.
« Sauver certaines entreprises »
Sur France 3 le même jour, Bruno Le Maire a précisé : « Cela permettra de sauver certaines entreprises. J’ai toujours dit que le prêt garanti par l’Etat était là pour soutenir les entreprises, pas pour être un boulet ».
Avant d’ajouter : « Donc si certaines entreprises ont encore des difficultés à rembourser, elles peuvent continuer à rééchelonner ».
Plus de 100 milliards d’euros depuis 2020
Depuis le début de la pandémie, Bercy a octroyé 107 milliards d’euros de prêts aux PME/TPE afin de les aider à faire face aux pertes liées à la crise sanitaire.
Seulement, et tout aussi mécaniquement, l’endettement s’est aussi creusé. Et face aux 50 milliards d’euros déjà remboursés à l’État, il se trouve des entreprises qui éprouvent des difficultés à le faire.
La Médiation du crédit
Dans ces cas, elles peuvent se tourner vers la Médiation du crédit (Banque de France) pour faire appel à un dispositif de restructuration. Grâce à cet outil, 560 entreprises en 2022 et 2023 ont pu étaler leur remboursement de PGE de deux à quatre ans supplémentaires par rapport à l’échéancier mis en place au départ. Et, ajoute le ministère, la garantie de l’Etat est maintenue. Et cette procédure simplifiée est « rapide gratuite et confidentielle », mais aussi « à l’amiable ». Et le cadre n’est pas judiciaire.
L’annonce de Bruno Le Maire survient deux jours après que la Banque de France a déclaré une forte hausse des défauts d’entreprise en 2023 (+34 %).