Pays basque : Alerte sur les plages aux physalies, ou galères portugaises

Plusieurs plages ont récemment été fermées en raison de la présence de galères portugaises, un animal marin dont le venin peut provoquer de graves réactions chez l’homme. Les autorités appellent à la vigilance sur le littoral.

Une multitude de physalies portugaises échouées sur le rivage, dévoilant leurs formes distinctives et tentacules scintillants.
Image d'illustration. Groupe de physalies échouées — ADN

Tl;dr

  • Fermeture de plages au Pays basque : physalies signalées.
  • Risques graves : tentacules très urticants, même mortes.
  • Premiers gestes : retirer les filaments, rincer à l’eau de mer.

Des plages fermées face à un danger invisible

À la fin juillet 2025, plusieurs plages du Pays basque ont été contraintes de fermer leurs accès aux baigneurs. La raison ? L’arrivée massive de la physalie, aussi appelée « galère portugaise » ou « vessie de mer ».

Cet animal marin, bien plus redoutable qu’une méduse classique, a poussé les autorités locales à hisser le drapeau rouge et à interdire toute activité nautique jusqu’à nouvel ordre.

Un animal discret mais particulièrement dangereux

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la physalie n’est pas simplement un habitant ordinaire des eaux tropicales ou subtropicales ; elle dérive parfois jusque sur nos côtes atlantiques. Si sa silhouette gonflée d’air flotte à la surface, ce sont surtout ses tentacules – pouvant atteindre 40 mètres – qui inquiètent. Invisibles dans l’eau, ils se détachent facilement et dérivent au gré des vagues, exposant nageurs et promeneurs à leur puissante toxicité.

Même échouée ou morte depuis plusieurs heures, la galère portugaise reste urticante et venimeuse. LLa Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU) insiste sur ce point : le danger persiste tant que les filaments sont présents.

Piqûre : symptômes et complications possibles

Le contact avec une physalie provoque immédiatement une douleur vive et intense, souvent suivie d’une éruption cutanée persistante.

Quelques cas rares de réactions allergiques graves – œdèmes massifs, défaillance rénale voire décès – ont été rapportés par la SFMU. Même si ces complications restent exceptionnelles, elles rappellent la nécessité d’une vigilance accrue sur les plages concernées.

Savoir réagir en cas de piqûre

Agir rapidement demeure primordial après un contact avec une physalie. L’Agence Régionale de Santé (ARS) Pays de la Loire recommande :

  • Ne jamais appliquer de chaleur sur la zone touchée.
  • Retirer délicatement les filaments visibles avec une pince ou des gants.
  • Recouvrir de sable sec puis gratter doucement avec une carte rigide.
  • Rincer abondamment à l’eau de mer sans frotter.

Et bien sûr, composer immédiatement le 15 en cas d’apparition de symptômes inquiétants.

Dernier point notable : il arrive fréquemment que l’on confonde la physalie avec la vélelle – reconnaissable à sa petite voile translucide et sa forme ovale bleutée. Contrairement à sa dangereuse cousine, cette dernière est inoffensive malgré son apparence urticante.

Jérôme Nelra

Spécialiste Santé

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