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Paludisme : tests prometteurs d’un vaccin développé en France

Santé
Par Jérôme Nelra,  publié le 20 juillet 2016 à 14h50.

Il n'est encore qu'expérimental, mais le vaccin mis au point par des chercheurs français pour lutter contre le paludisme s'avère encourageant.

Dans le monde, près de la moitié des êtres humains sont potentiellement exposés au paludisme. L’année dernière, le parasite transmis par le moustique a provoqué la mort de 438.000 personnes, majoritairement des femmes enceintes et des jeunes enfants de moins de 5 ans.

Une équipe de l’Institut Pasteur développe actuellement un vaccin génétiquement modifié dont les premiers tests sont prometteurs.

Un gène du parasite responsable du paludisme a été modifié

Parmi les 5 types de parasites Plasmodium à l’origine de la maladie, 2 s’avèrent redoutables. Leur biologie complexe et le nombre d’agents pathogènes rendent la mise au point d’un vaccin très difficile. L’Institut Pasteur, dont les travaux viennent d’être publiés dans le Journal of experimental medecine, explique : « Chez les malades, l’infection par le parasite est caractérisée notamment par l’absence de réponse immunitaire protectrice ».

C’est le gène du parasite qui contrôle la réponse immunitaire de l’hôte qui a retenu l’attention des chercheurs. Pour faire simple, le gène a été modifié, et en conséquence, le parasite n’exprimait plus une certaine protéine. Chez la souris, une réponse immunitaire était déclenchée.

Une protection de plus d’un an

La protéine en question (HRF) n’étant plus présente, l’infection a déclenché la production d’une autre protéine dont le pouvoir est de renforcer l’immunité dans la rate et le foie. Et cette protection chez les rongeurs a duré plus d’un an.

Salaheddine Mécheri, qui a dirigé cette équipe de l’unité de Biologie des interactions hôtes-parasites, explique : « Au cours de ces dernières années, on a pu constater la renaissance de la stratégie de vaccination contre le paludisme reposant sur l’utilisation des parasites vivants génétiquement atténués. De ce point de vue, le mutant HRF, grâce à son effet protecteur rapide, durable et polyvalent, constitue un prototype prometteur ». Un espoir, donc.

Le Récap
  • Un gène du parasite responsable du paludisme a été modifié
  • Une protection de plus d’un an
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