En bref
- Cinq alternatives naturelles à la citronnelle existent
- L’eucalyptus citronné est la piste la plus reconnue
- Herbes et huiles demandent souvent des essais
Si la citronnelle ne suffit plus, ou si vous n’en avez pas sous la main, il existe cinq autres répulsifs naturels contre les moustiques. Tous ne se valent pas, mais certains disposent d’appuis scientifiques ou d’usages bien documentés.
Quand il fait chaud et lourd, les moustiques prolifèrent et sont attirés par le dioxyde de carbone que l’on expire. L’idée, ici, est simple, limiter leur présence sans recourir à des produits chimiques de synthèse. Et, parfois, combiner plusieurs méthodes.
L’option la mieux étayée
L’huile d’eucalyptus citronné, ou OLE, ressort comme l’une des solutions naturelles les plus solides. Elle est recommandée par les Centers for Disease Control and Prevention et par l’Environmental Protection Agency. Cette huile est extraite du Corymbia citriodora, le gommier odorant au citron, et son principal composé actif est le PMD, ou para-menthane-3,8-diol.
Vous pouvez l’utiliser en spray prêt à l’emploi, à condition qu’il soit enregistré auprès de l’EPA, ou préparer un mélange maison. La dilution indiquée est d’une part d’OLE pour dix parts d’hamamélis dans un flacon pulvérisateur.
Deux huiles à manier différemment
L’huile de neem vient du Azadirachta indica, un arbre originaire d’Inde, connu à la fois pour ses usages médicinaux et insecticides. Une étude de terrain publiée dans le Southeast Asian Journal of Tropical Medical Public Health a testé un mélange composé de 2 % de neem et de 98 % d’huile de coco. Résultat, une efficacité allant de 37,5 % à 100 % selon les espèces de moustiques.
Pour un usage maison, la proportion avancée est d’une part de neem pur pour 49 parts d’huile de coco. Autrement dit, un peu de produit suffit.
L’huile d’herbe à chat, tirée du Nepeta cataria, agit autrement. Son composé actif, la népétalactone, irriterait les récepteurs des moustiques. Une étude publiée dans Scientific Reports lui attribue jusqu’à 95 % d’efficacité, avec une limite quand même, l’effet dure entre deux et quatre heures. La recette proposée mélange une tasse d’alcool isopropylique, une tasse d’eau distillée et une demi-cuillère à café d’huile, avec test préalable sur une petite zone de peau.
Le jardin comme barrière
On peut aussi éviter d’en mettre sur la peau et agir sur l’environnement immédiat. Planter des herbes aromatiques près des zones où vous restez dehors aide à tenir les moustiques à distance.
Les options citées sont le romarin, la menthe poivrée, la lavande, la citronnelle en brins, la monarde et l’herbe à chat. En pots, ces plantes ont un avantage pratique, vous les déplacez facilement selon vos allées et venues. Leur efficacité dépendra ensuite de la densité de moustiques et du nombre de plants.
Le thym, discret mais prometteur
Le Thymus vulgaris ne sert pas qu’en cuisine. Son huile essentielle a montré une efficacité de 91 % dans une étude du Journal of the American Mosquito Control Association menée sur des souris nues. Cinq composés sont mis en avant, le carvacrol, le p-cymène, le linalol, l’alpha-terpinène et le thymol.
Une autre étude du même journal indique même que l’alpha-terpinène et le carvacrol repoussaient mieux les moustiques que des formules commerciales au DEET. Pour un mélange maison, la recette donnée est courte, quatre gouttes d’huile essentielle de thym dans deux cuillères à café d’une huile porteuse, jojoba, coco, pépins de raisin ou olive.