Tout ou presque semblait avoir commencé après l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre d’un médecin généraliste officiant à Lyon. Un proche du couple que le praticien de 63 ans formait avec sa femme avait ainsi exprimé sous X ses soupçons quant à une supposée intention du médecin de faire éliminer son épouse.
Suite à cette audition, le praticien avait été mis sous écoute. Et MYTF1News de rapporter que cette décision aura conduit les enquêteurs à récolter des informations possiblement compromettantes. Le médecin a en effet été entendu se confier à un très proche ami sur son désir d’acquérir une arme, puis d’engager un tueur à gages pour se débarrasser de sa femme dont il était séparé depuis six mois.
Médecin de 63 ans, il aurait voulu engager un tueur à gages pour éliminer son ex-épouse
Son interlocuteur tentera alors de le ramener à la raison, et le praticien de lui signifier alors une autre de ses volontés, celle de se rendre à une réunion familiale durant les fêtes de Noël, alors qu’il n’y avait pas été invité. Une intention qui, nous dit-on, aura motivé les autorités à agir au plus vite, et donc de procéder à l’interpellation du médecin le 23 décembre dernier.
« Une personne dépressive » qui avait lancé « des paroles en l’air »
Le suspect nie désormais avoir jamais eu l’intention de faire assassiner sa femme. Il fait d’ailleurs l’objet d’une hospitalisation après avoir tenté de mettre fin à ses jours lors de son arrivée à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Son avocat Me Chebbah a confirmé samedi sa mise en examen et son placement en détention. Il dénonce l’absence d’éléments probants dans cette affaire : « Mis à part ces écoutes, rien n’indique qu’il aurait pu passer à l’acte. On ne se base que sur une intention ». En ajoutant que son client est « une personne dépressive » ayant « des difficultés d’ordre psychiatrique ». Et de poursuivre : « Il explique que ce n’était que des paroles en l’air; qu’il n’avait nul besoin de rechercher une arme puisqu’il avait un fusil à son domicile et qu’il n’a pas non plus de mobile financier ou passionnel. » Toujours selon Me Chebbah, le praticien envisageait de se suicider pendant les fêtes de Noël « en s’injectant un produit dans les veines » devant les yeux de ses proches.