Ligue 3 : comment fonctionne la nouvelle aide vidéo des arbitres

La Ligue 3 lance le Football Video Support, une version plus légère de la VAR. Un système déjà utilisé dès la première journée.

Moniteur de relecture au bord du terrain
Image d'illustration. Une alternative à la VAR est testée. — ADN

En bref

  • La Ligue 3 adopte un VAR allégé
  • Seuls les entraîneurs peuvent lancer la vidéo
  • Le système a servi dès la 1re journée

La Ligue 3 a repris vendredi 7 août 2026 avec un nouvel outil d’arbitrage, le Football Video Support. Si ce format allégé apparaît, c’est d’abord parce que la VAR classique, celle de la Ligue 1 et des grandes compétitions, reste trop lourde à déployer en troisième division.

Pourquoi la Ligue 3 n’a pas repris la VAR classique

Sur le papier, l’idée est simple. La VAR demande un camion dédié, des arbitres vidéo et un dispositif de caméras conséquent sur chaque terrain. Pour la nouvelle Ligue 3, ex-National, ce niveau d’équipement n’était pas envisageable partout.

Le FVS sert donc de solution intermédiaire. Il modifie aussi l’organisation des matches, avec un élément inédit dans ce championnat, la présence systématique d’un quatrième arbitre.

Ce système n’arrive pas de nulle part. Il a déjà été testé dans des compétitions de jeunes à l’échelle mondiale, mais aussi en Série C italienne.

Un challenge réservé aux entraîneurs

Ici, il n’y a pas d’arbitre vidéo qui surveille en continu. Seul un entraîneur peut demander la révision d’une action. Il doit faire le geste du challenge, puis remettre une carte au quatrième arbitre, qui transmet à l’arbitre central. C’est ensuite ce dernier qui visionne les images avant de trancher.

Le cadre reste serré. Chaque coach ne dispose que de deux cartes par match. Si le visionnage lui donne raison, il conserve sa carte. Si l’arbitre confirme sa décision initiale, la carte est perdue.

Quatre cas seulement, pas un outil permanent

Le FVS ne peut pas être appelé sur n’importe quelle action. Son usage se limite à quatre situations :

  • un but accordé ou refusé à tort
  • un penalty accordé ou non
  • un carton rouge jugé litigieux
  • une erreur d’identité sur le joueur sanctionné

Bref, l’idée n’est pas de couper le jeu en permanence, mais de corriger des décisions lourdes de conséquences.

Des premiers tests immédiats dès la journée d’ouverture

Il n’a fallu que quelques minutes pour voir le dispositif entrer en action. Lors du match entre Aubagne et Thionville, à la 5e minute, un joueur visiteur part au but. Bilel Tafni, dernier défenseur, l’accroche. L’arbitre laisse jouer, mais Julien François, entraîneur de Thionville, demande la révision.

Après visionnage, l’arbitre change sa décision et sort un carton rouge contre Bilel Tafni. Le FVS a aussi été utilisé lors de CaenValenciennes et de BastiaPuy-en-Velay. Un détail qui compte quand même, la nouvelle formule n’a pas attendu pour peser sur le jeu.

Jérôme Nelra

Spécialiste Sport

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