En bref
- Le supercombatif 2026 reste très ouvert
- Un jury de six personnes décide
- Le vainqueur gagne 20 000 euros
Le supercombatif du Tour de France 2026 ne dépend pas d’un simple classement. Ici, pas de temps cumulé ni de points à additionner. Le verdict revient à un jury, chargé de distinguer le coureur jugé le plus offensif et le plus généreux dans l’effort.
Un prix à part dans la hiérarchie du Tour
Sur ce point, le règlement est assez clair. Le prix de la combativité, puis le titre de supercombatif, récompensent le coureur qui montre le meilleur esprit sportif et la plus grande générosité dans l’effort.
Ce choix est confié à six personnes. Le jury est présidé par Thierry Gouvenou, directeur technique de la course. Autour de lui, on retrouve aussi des journalistes et des consultants spécialistes. C’est ce même groupe qui attribue chaque jour le prix du combatif d’étape.
Résultat, ce trophée garde une part d’appréciation. Et c’est ce qui le rend assez particulier sur le Tour.
Veistroffer a marqué des points, mais rien n’est joué
Dans la course au supercombatif, Baptiste Veistroffer a des arguments solides. Le Français s’est illustré dans de longues échappées, notamment sur des étapes promises aux sprinteurs. Il a déjà décroché trois titres de combatif sur cette édition 2026.
Mais la bataille ne se limite pas à lui. Mads Pedersen s’est montré très entreprenant en montagne, tout en défendant son maillot vert de meilleur sprinteur. Richard Carapaz, lui, attaque dès qu’il le peut pour viser une victoire d’étape et, si possible, le classement de la montagne.
Et la liste ne s’arrête pas là. Quinn Simmons est cité parmi les prétendants, comme Pidcock. Ces derniers jours, plusieurs de ces coureurs ont encore multiplié les offensives, avec des objectifs différents, ce qui entretient l’incertitude.
Le public pèse, puis le verdict tombe avant Paris
Avant la dernière étape, une liste de nommés est publiée. C’est dans cette sélection finale que se joue le titre.
Le public intervient en amont. Chaque semaine, il désigne le combatif de la semaine via un vote sur les réseaux sociaux. Lors des deux premières semaines, Baptiste Veistroffer a obtenu cette adhésion populaire. Cela lui assure une place parmi les nommés pour le titre final.
Pour autant, rien n’est acquis pour le coureur surnommé le Sanglier de Fouesnant. Face à Mads Pedersen, Richard Carapaz ou encore Quinn Simmons, la concurrence reste bien réelle.
Le vainqueur du supercombatif repartira avec 20 000 euros. Le nom sera donc scruté presque autant que certains classements, à la veille de l’arrivée à Paris.