En bref
- Les soldes d’été vont être prolongés
- La fin prévue au 21 juillet change
- La canicule a freiné le démarrage
Les soldes d’été ne s’arrêteront finalement pas à la date prévue. Le gouvernement a décidé de les prolonger après un lancement mercredi en pleine canicule, avec un impact jugé trop lourd pour les commerces de centre-ville.
D’après Matignon, la mesure a été arrêtée samedi 27 juin 2026. Le ministre du Commerce Serge Papin a ensuite confirmé qu’il avait décidé, en accord avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, d’allonger la durée des soldes. Cette décision suit aussi une proposition du député Antoine Vermorel-Marques et des demandes venues de plusieurs fédérations de commerçants.
Une semaine de plus se profile
Le calendrier doit donc bouger. Initialement, les soldes devaient s’achever le 21 juillet.
Le ministère de Serge Papin précise que la prolongation sera d’environ une semaine. La date exacte n’est pas encore fixée, mais elle doit être annoncée dans les tout prochains jours. Pour les clients, cela signifie quelques jours supplémentaires pour profiter des rabais. Pour les enseignes, c’est surtout du temps gagné après un départ raté.
La chaleur a vidé les rues
C’est le coeur du problème. Les températures extrêmes ont pesé sur la fréquentation, au moment même où les commerçants comptent sur l’ouverture des soldes pour relancer les ventes.
Les boutiques de rue se disent particulièrement exposées. Les grands magasins climatisés ont, eux, un avantage évident dans ce contexte. Le risque pointé par les professionnels est double, des centres-villes moins fréquentés et des achats qui glissent vers les plateformes de fast-fashion en ligne. La vague de chaleur, installée depuis près de dix jours, a aussi poussé pas mal de consommateurs à rester chez eux plutôt qu’à traverser des rues surchauffées ou prendre les transports.
Des soldes déjà fragilisées avant l’épisode météo
Pour Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement, la situation est nette. Il parlait même d’« une catastrophe » pour les commerces indépendants installés dans les rues, avec la crainte de voir des centres-villes désertés.
Mais la météo n’explique pas tout. Gildas Minvielle, qui dirige l’observatoire économique de l’Institut français de la mode, rappelait déjà qu’un bilan de soldes vraiment satisfaisant devient rare. En cause, la multiplication des promotions tout au long de l’année, qui réduit l’effet d’appel de cette période pourtant très encadrée.
Un reflux de la canicule, mais pas de la pression
La chaleur commence à reculer ce week-end en France. Reste que l’épisode a déjà laissé des traces.
Après plusieurs jours éprouvants, les hôpitaux font face à une pression décrite comme extrême. Et le bilan humain, en nombre de décès, reste encore incertain. Le commerce récupère donc quelques jours de soldes, pendant que le pays, lui, sort à peine de cette séquence.