Les fortunes des milliardaires du G20 suffiraient à éliminer la pauvreté sur la planète

Image d'illustration. Argent richesseADN
Selon plusieurs estimations, la fortune cumulée des milliardaires issus des pays du G20 dépasserait largement les ressources nécessaires pour éliminer la pauvreté à l’échelle planétaire, soulevant des interrogations sur le partage des richesses et la responsabilité des plus aisés.
Tl;dr
- Les milliardaires ont gagné 2 200 milliards en un an.
- Oxfam demande une taxation équitable pour lutter contre la pauvreté.
- L’Afrique du Sud veut un panel international sur les inégalités.
Sommet du G20 : la lutte contre les inégalités au cœur des débats
Alors que l’Afrique du Sud s’apprête à accueillir, pour la première fois sur son sol, le très attendu sommet du G20, l’attention se porte sur les fractures économiques mondiales. L’enjeu est de taille : ce rendez-vous réunit pas moins de deux tiers de la population planétaire et représente à lui seul 85 % du PIB mondial. À l’aube d’une possible bascule de la présidence vers les États-Unis en 2026, Pretoria cherche à mettre en avant les priorités pressantes du « Sud global ».
L’alerte d’Oxfam sur les fortunes extrêmes
Dans ce contexte, l’ONG Oxfam a frappé fort avec des chiffres qui font réagir. Selon elle, les milliardaires issus des principales puissances économiques ont amassé l’an dernier la somme colossale de 2 200 milliards de dollars. Pour mettre cette manne en perspective, leur fortune totale dans les pays du G20 atteindrait désormais plus de 15 600 milliards de dollars, si l’on en croit Forbes. Des montants vertigineux, quand on sait – et cela interpelle – que sortir de la pauvreté près de 3,8 milliards d’individus coûterait « 1 650 milliards de dollars par an » selon Oxfam.
Plaidoyer pour une taxation plus juste
Face à ce constat, l’ONG ne se contente pas d’alerter. Elle plaide pour que ces grandes fortunes soient « taxés équitablement afin de contribuer à mettre fin à la pauvreté et à lutter contre le dérèglement climatique ». La critique fuse également contre les États-Unis : leur décision de boycotter le sommet organisé à Johannesburg est qualifiée par Oxfam de soutien à « des politiques destructrices ». Un choix perçu comme renforçant encore davantage le fossé entre riches et pauvres et fragilisant les efforts internationaux en faveur d’une meilleure répartition des richesses.
L’appel sud-africain à un panel international
Pour tenter d’insuffler un élan nouveau, Pretoria défend une idée inspirée du modèle du GIEC. Soutenue par Oxfam et son directeur exécutif Amitabh Behar, elle souhaite instaurer un panel international dédié aux inégalités. Si ce projet aboutissait, selon Behar, « ce serait un pas énorme dans la lutte contre l’urgence des inégalités ». Dans le climat actuel d’incertitudes et face à ces chiffres édifiants, difficile de ne pas s’interroger sur la capacité réelle du G20 à enclencher enfin une dynamique mondiale efficace face aux injustices sociales.
Pour mieux saisir les enjeux, il faut retenir ces points essentiels :
- Milliardaires : 2 200 milliards gagnés en un an.
- Dépenses nécessaires : 1 650 milliards annuels pour éradiquer la pauvreté.
- Soutien à une fiscalité accrue et un panel anti-inégalités.