En bref
- Présentée en 2017, la Tesla Roadster vise désormais une mise en production en 2028.
- Trois versions sont prévues, avec des propulseurs et une accélération annoncée de 0 à 60 mph en moins d’une seconde pour la version Thrust.
- Avec des réservations allant jusqu’à 250.000 dollars, Tesla mise sur cette vitrine technologique, mais doit encore prouver qu’elle peut la livrer.
Presque neuf ans après sa première apparition, la nouvelle Tesla Roadster a enfin eu droit à une vraie démonstration. Et Elon Musk promet maintenant une mise en production en 2028, alors que le projet a déjà accumulé les reports.
Neuf ans plus tard, le Roadster refait enfin surface
Le modèle de seconde génération avait été montré une première fois en 2017, à la fin de la présentation du Tesla Semi. À l’époque, les premières livraisons devaient suivre quelques années plus tard. Elles n’ont jamais eu lieu.
Real life, baby pic.twitter.com/3QEqn18wig
— Tesla (@Tesla) October 16, 2026
Depuis, Elon Musk a repoussé le calendrier en 2020, 2021, 2023 et 2024. Une présentation prévue le 1er octobre a aussi été décalée à cause d’une météo jugée trop mauvaise. Entre-temps, des clients avaient déjà versé des acomptes pour réserver la voiture. Le feuilleton commençait à faire long.
Une démo pensée pour impressionner, quitte à défier le bon sens
Lors d’un événement près de Waco, au Texas, Tesla a montré une voiture blanche au dessin plus anguleux, avec des airs de Lamborghini et un clin d’œil à la Lotus Esprit de James Bond. La marque dit aussi s’être inspirée du SR-71 et du F-35.
Surtout, la démonstration misait sur les propulseurs. La Roadster a grimpé une rampe inversée, tourné sur elle-même, puis s’est reposée au sol. Elle a aussi franchi en mouvement plusieurs véhicules de la gamme, dont le Cybertruck, le Cybercab, le Model 3, le Model Y et le Semi. Elon Musk a assuré qu’il s’agissait bien de la voiture destinée à la route, capable de passer de 0 à 60 mph en une seconde. Oui, on est clairement dans la démo qui veut marquer les esprits.
Trois versions, des propulseurs partout et des réservations très chères
Tesla prévoit trois déclinaisons. La version Performance, homologuée pour la route, garde deux places. La Thrust, orientée piste, ajoute des propulseurs arrière à gaz froid pour descendre sous la seconde sur le 0 à 60 mph. La Rocket, annoncée comme prête pour les airs, n’offre qu’une place et embarque dix propulseurs répartis autour de la voiture.
Les trois versions promettent 300 miles d’autonomie et plus de 230 mph en vitesse de pointe. Lars Moravy, vice-président ingénierie, a expliqué que le système utilise dix propulseurs reliés à 600 litres d’air comprimé rechargeables. Tesla précise aussi que tous les espaces disponibles du véhicule sont remplis de réservoirs sous pression de type COPV.
Côté réservations, la facture pique. Il faut verser 50.000 dollars pour la Performance, et 250.000 dollars pour la Thrust. La version Rocket est réservée sur invitation.
Tesla assume un rôle d’image plus qu’un gros pari commercial
Elon Musk présente cette Tesla Roadster comme une vitrine technologique, plus que comme un modèle appelé à changer les revenus du groupe. Il a même déjà expliqué plus tôt cette année que la sécurité n’était pas l’objectif principal, ajoutant sur un podcast : « Si la sécurité est votre objectif numéro un, n’achetez pas la Roadster ».
Il a aussi évoqué l’idée d’un saut au-dessus du Snake River Canyon. De quoi nourrir encore un peu plus le côté show. Reste que les retards répétés ont usé la patience de certains clients connus, comme Marques Brownlee et Sam Altman. Le premier a d’ailleurs ironisé publiquement sur une annonce qui ressemblait, selon lui, à une blague. Pour Tesla, le plus dur commence maintenant : livrer, enfin.