Elon Musk affirme que Tesla commercialisera des robots humanoïdes dès l’an prochain

Image d'illustration. Tesla OptimusTesla / PR-ADN
La promesse d’une arrivée des robots humanoïdes Optimus de Tesla dès 2027 séduit les investisseurs, malgré les doutes.
Tl;dr
- À Davos, Elon Musk a annoncé une commercialisation du robot humanoïde Optimus dès fin 2027, provoquant un bond de l’action Tesla.
- Ces promesses suscitent un fort scepticisme, en raison de délais jugés irréalistes, de démonstrations contestées et du départ du responsable du projet.
- En parallèle, Tesla mise aussi sur le Cybercab, un pari industriel ambitieux dont le succès commercial reste incertain.
Des promesses spectaculaires à Davos
Sur la scène du World Economic Forum de Davos, le patron de Tesla, Elon Musk, a une nouvelle fois surpris son auditoire. Il a affirmé que le robot humanoïde Optimus serait proposé au grand public dès la fin de l’année prochaine. Une déclaration qui, sans surprise, a aussitôt fait bondir l’action Tesla de plus de 3%. Mais faut-il vraiment croire à cette échéance ambitieuse ?
Le réalisme des annonces en question
Il n’est un secret pour personne qu’Elon Musk cultive les calendriers audacieux, souvent déconnectés des contraintes industrielles réelles. Ce lancement s’ajoute à une longue liste d’engagements spectaculaires, parfois assortis d’un léger flou artistique : si les robots ne sortent pas d’usine en 2027, l’entrepreneur assure qu’ils ne seront commercialisés que lorsqu’ils atteindront une « très grande fiabilité, une sécurité élevée et une large palette de fonctions ». Pourtant, dans les faits, il subsiste de sérieuses interrogations quant à la maturité technologique du projet.
Démonstrations contestées et doutes persistants
Pour étayer ses dires, le dirigeant avance que ces machines autonomes exécutent déjà des tâches simples dans une usine Tesla. Problème : aucun élément tangible ne vient corroborer ces affirmations au-delà de sa parole. Plusieurs rapports récents évoquent même des démonstrations biaisées où les fameux robots étaient en réalité télécommandés par des opérateurs humains. Cette situation s’ajoute au départ du responsable du programme, Milan Kovac, qui jette encore un peu plus le doute sur la trajectoire réelle d’Optimus.
À ce jour, il apparaît peu probable que ces robots capables d’exécuter des tâches complexes à la place de l’homme soient prêts avant plusieurs années. Pour résumer :
- Fonctionnalités promises : Large autonomie et polyvalence des robots humanoïdes.
- Scepticisme : Nombreux observateurs doutent du respect des délais annoncés.
- Démonstrations contestées : Opérations souvent pilotées à distance lors des présentations publiques.
Les nouveaux paris industriels chez Tesla
Dans la foulée, le PDG de Tesla a également évoqué le lancement imminent du très attendu Cybercab. Sa production serait censée débuter en avril avec un objectif impressionnant de deux millions de véhicules produits annuellement. Si cette perspective paraît moins farfelue que celle liée à Optimus, beaucoup s’interrogent toutefois : ce modèle atypique – sans volant et limité à deux passagers – séduira-t-il réellement autant d’automobilistes que le prévoit son créateur ? Impossible pour l’heure d’écarter une part non négligeable de rêve dans la vision futuriste portée par Elon Musk.