Procès Elon Musk vs Sam Altman : quand des conversations privées éclatent au grand jour

Image d'illustration. DOGEElon Musk / PR-ADN
Plusieurs messages privés entre Elon Musk et Mark Zuckerberg ont été rendus publics dans le cadre du procès contre Sam Altman.
Tl;dr
- Des échanges privés entre Elon Musk et Mark Zuckerberg en février 2025 révèlent une coopération inattendue autour du DOGE et d’OpenAI.
- Elon Musk proposait à Mark Zuckerberg de s’associer pour acquérir la propriété intellectuelle d’OpenAI, mais aucune offre formelle n’a été faite.
- Ces messages ont été exposés dans le cadre du procès de Musk contre Sam Altman, alimentant controverse et débats sur les stratégies judiciaires et médiatiques.
Des échanges privés au cœur d’un procès retentissant
La relation complexe entre Elon Musk et Mark Zuckerberg, autrefois marquée par des rivalités publiques, on se souvient de leur fameux duel en cage, jamais concrétisé en 2023, s’est manifestement transformée à mesure que l’année 2025 avançait. En effet, début février, alors que les deux figures du numérique semblaient avoir trouvé un terrain d’entente sous l’ère du président nouvellement élu Donald Trump, leurs conversations privées ont été exposées au grand jour.
L’alliance inattendue autour du DOGE et d’OpenAI
Le 3 février 2025, une série de messages échangés entre le patron de Meta et celui du réseau social X (ex-Twitter) a mis en lumière une coopération discrète. Mark Zuckerberg y félicitait son homologue pour ses avancées au sein du désormais dissous Department of Government Efficiency, tout en assurant un soutien : « On dirait que le DOGE progresse… Dis-moi s’il y a autre chose que je peux faire pour aider ». Le contexte ne manque pas d’ironie : quelques semaines plus tôt, le même Mark Zuckerberg avait annoncé que Meta réduirait la modération des contenus, optant pour une politique centrée sur la « libre expression ». Ce jour-là également, un procureur américain promettait publiquement une protection renforcée pour les employés du DOGE face à des critiques véhémentes.
Peu après, la discussion glissait vers le dossier brûlant du moment : le sort d’OpenAI. Signe des ambitions persistantes d’Elon Musk, ce dernier proposait à Mark Zuckerberg de se joindre à lui, et à d’autres investisseurs, pour acquérir la propriété intellectuelle de l’entreprise. Sans surprise, Mark Zuckerberg préférait en parler « en direct », un échange téléphonique étant prévu dans la foulée. D’autres documents judiciaires confirment que cette invitation n’a finalement jamais abouti à une offre formelle commune.
Sous le feu des projecteurs judiciaires
Ces échanges n’auraient sans doute jamais filtré sans l’action en justice intentée par Elon Musk contre Sam Altman et OpenAI. Leurs avocats respectifs s’affrontent désormais sur la portée de ces messages personnels : selon l’équipe juridique d’Elon Musk, ils sont « aussi marginaux que préjudiciables », estimant qu’ils visent avant tout à ternir son image par association avec Mark Zuckerberg ou par référence à ses activités politiques.
Dans cette bataille procédurale, chaque détail compte. Ainsi, les avocats de Sam Altman ont abordé lors d’une déposition vidéo la supposée consommation de « rhino ket » par Elon Musk lors du festival Burning Man 2017, une allégation rejetée catégoriquement par l’intéressé. Le juge a tranché récemment : il sera possible d’interroger Elon Musk sur sa présence au festival mais non sur l’usage présumé de ketamine.
Sujets sensibles et silences éloquents
Pour finir, alors qu’un porte-parole de Meta a choisi de ne pas réagir publiquement à ces révélations, il subsiste un parfum tenace de controverse autour des stratégies judiciaires comme médiatiques employées. Entre alliances opportunistes et manœuvres procédurales, le feuilleton judiciaire continue d’alimenter autant les débats publics que les spéculations sur l’avenir des géants technologiques américains.