En bref
- L’inflation ralentit en juin selon l’Insee
- L’énergie baisse moins vite, mais reste chère
- Services et alimentation progressent plus doucement
Le signal est meilleur, mais il n’est pas uniforme. En juin, l’Insee constate que l’inflation s’est atténuée, avec des prix à la consommation en recul de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,1 % en mai.
Une inflation qui ralentit vraiment en juin
Ce tassement se retrouve aussi dans l’indice harmonisé, celui qui permet de comparer les pays de la zone euro. L’IPCH a progressé de 2 % sur un an en juin, contre 2,8 % en mai. Pour les ménages, l’idée est simple, la hausse générale des prix reste là, mais elle appuie moins fort qu’au printemps.
L’énergie freine moins, sans redevenir neutre
Le gros changement vient de l’énergie, et plus précisément des produits pétroliers. L’Insee explique ce mouvement par un fort ralentissement sur ce poste, intervenu après l’annonce, le 17 juin, d’un protocole d’accord de paix au Moyen-Orient.
Mais il y a un écart entre la tendance récente et la photo sur un an. Les prix de l’énergie restent en nette hausse, à 11,2 % en juin, après 16,6 % en mai. Bref, ça monte encore, juste moins vite.
Services et alimentation suivent la même pente
Du côté des services, qui représentent plus de la moitié de l’indice des prix à la consommation, la progression ralentit aussi. Elle atteint 1,8 % sur un an en juin, contre 2,4 % en mai.
Même logique pour l’alimentation. Les prix alimentaires augmentent de 0,9 % sur un an, après 1,1 % en mai. Cette décélération tient notamment aux produits frais, dont la hausse revient à 2,8 % en juin, contre 3,4 % un mois plus tôt.
Le tabac bouge à peine, la confirmation viendra début juillet
Sur le tabac, presque pas de mouvement. Les prix affichent 3,3 % sur un an en juin, après 3,2 % en mai.
Ces chiffres restent, pour l’instant, une première estimation de l’Insee. L’institut doit les confirmer le 10 juillet. Ce que l’on voit déjà, quand même, c’est une mécanique assez claire, l’accalmie revient, mais elle repose surtout sur un repli de la pression énergétique, un poste qui continue malgré tout de peser lourd dans le budget.