En France, l’inflation accélère encore, l’énergie tire les prix

Image d'illustration. En France, l'énergie pousse les prix.ADN
Les prix ont progressé de 2,4 % sur un an en mai en France, après 2,2 % en avril. L’énergie pousse l’inflation vers le haut, malgré une accalmie côté alimentation.
En bref
- Inflation à 2,4 % en mai
- L’énergie relance la hausse des prix
- L’alimentation ralentit légèrement
Les prix à la consommation ont augmenté de 2,4 % sur un an en mai en France, après 2,2 % en avril. Ce rebond marque une remontée de l’inflation après le mois précédent, avec un poids toujours très visible de l’énergie dans le budget des ménages.
Le rythme des prix repart à la hausse
L’estimation publiée vendredi par l’Insee confirme cette accélération. L’institut relève aussi que l’indice des prix à la consommation harmonisé, celui qui permet de comparer les pays de la zone euro, atteint 2,8 % sur un an en mai, contre 2,5 % en avril.
Ce chiffre global cache des mouvements assez différents selon les postes. Certains ralentissent un peu, d’autres repartent franchement. Résultat, la hausse d’ensemble reprend de la vitesse.
L’énergie redevient le principal moteur
C’est le point central du mois. Selon l’Insee, l’accélération vient d’abord de l’énergie, tirée par un rebond des tarifs du gaz, à +11,3 % sur un an, après -3,1 % le mois précédent.
Les produits pétroliers, eux, ralentissent légèrement mais restent à un niveau très élevé, avec +31,1 % après +31,4 %. Dans le détail, le gazole grimpe de 38 % après 42,1 %, tandis que les combustibles liquides progressent encore de 57,4 % après 58,9 %, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.
Les services pèsent davantage dans la hausse
L’autre moteur, c’est le secteur des services. Leurs prix montent de 2,1 % sur un an, contre 1,8 % en avril.
Dans cet ensemble, l’Insee pointe surtout les services de communication, en hausse de 9,5 % après 3,8 %. Les tarifs de communication mobile bondissent même de 25,8 % après 10,2 %. Les transports suivent le même mouvement, notamment dans l’aérien, à +6,8 % après +2,5 %.
À l’inverse, tous les services ne poussent pas dans le même sens. Les prix ralentissent dans la restauration, à 1,9 % après 2,7 %, ainsi que dans la protection sociale, qui comprend notamment la garde d’enfants, les maisons de retraite et l’aide à domicile, à 1,3 % après 1,4 %.
L’alimentation ralentit, la grande distribution recule un peu
Sur les produits alimentaires, le mouvement est plus calme. Les prix progressent de 1,1 % sur un an, après 1,2 %. L’Insee note d’ailleurs que l’alimentation « décélère un peu pour le quatrième mois consécutif ».
Cette détente concerne surtout les produits hors frais. La viande ralentit à 2,9 % après 3,6 %, le pain et les céréales à 0,2 % après 0,4 %, et le lait, les autres produits laitiers ainsi que les œufs à 0,5 % après 0,7 %.
Même signal dans la grande distribution, où les prix des produits d’alimentation industrielle, d’entretien et d’hygiène-beauté reculent de 0,1 % sur un an en mai, après 0,2 % en avril. Les produits manufacturés restent, eux, quasiment stables, comme le tabac.