En bref
- 500 militaires supplémentaires envoyés dans le Sud-Ouest
- 1,5 million de masques FFP2 acheminés en Gironde
- De nouvelles évacuations restent possibles
Plus de 140 000 personnes évacuées, 22 000 hectares déjà partis en fumée, et un front qui continue d’inquiéter dans le Sud-Ouest. Vendredi 24 juillet 2026, l’exécutif a encore renforcé sa réponse face aux incendies qui frappent la Gironde et les Landes.
À l’issue d’une cellule interministérielle de crise convoquée la veille à 22 heures par le Premier ministre Sébastien Lecornu, à la demande du président Emmanuel Macron, l’État a demandé aux Armées de venir en renfort maximal de la sécurité civile. Le cap est clair, soutenir les sapeurs-pompiers et tenir le rythme si la situation continue de se dégrader.
Un bilan qui pousse l’exécutif à accélérer
Les feux en Nouvelle-Aquitaine ont pris une ampleur telle que l’appui militaire a été élargi. Selon les décisions arrêtées lors de la réunion de crise, 500 militaires supplémentaires vont être envoyés en soutien des pompiers engagés sur le terrain.
Avec ces nouveaux renforts, environ 1 000 militaires seront mobilisés face aux flammes. Ce déploiement répond à une progression des incendies déjà marquée par des évacuations massives, avec 110 000 personnes sorties de zones menacées en Gironde et 31 000 dans les Landes, selon le ministère de l’Intérieur.
Des renforts militaires et sanitaires envoyés dans la nuit
L’autre urgence, c’est la fumée. Sébastien Lecornu a annoncé que 1,5 million de masques FFP2 seraient acheminés dans la nuit vers la Gironde, pour les personnels mobilisés comme pour les habitants exposés.
La réponse ne s’arrête pas là. Le service de santé des Armées a aussi été mobilisé afin d’aider à la prise en charge des personnes les plus vulnérables. En parallèle, le plan blanc a été activé dans les établissements de santé, ce qui permet notamment de maintenir ou rappeler du personnel si nécessaire.
Évacuations, réquisitions et surveillance des sites sensibles
Sur le terrain, huit nouvelles unités de forces mobiles de la police et de la gendarmerie ont été déployées pour faciliter les évacuations. Et le message du gouvernement est ferme, les décisions d’évacuation devront être respectées sans délai.
D’autres départs pourraient être ordonnés par la préfecture là où la situation l’exigera. L’État prévoit aussi des réquisitions de matériels de BTP et de moyens de transport collectif pour acheminer les renforts vers la Gironde et poursuivre les opérations.
Enfin, alors que les incendies progressaient vendredi soir en direction de la métropole bordelaise, des dispositifs de protection devaient être mis en place autour des sites industriels classés Seveso, en raison des produits qui y sont stockés. C’est un point de vigilance de plus, et pas le plus léger.