En bref
- Abattement jusqu’à 2 881 euros par personne
- Réservé aux plus de 65 ans
- Le revenu du foyer reste décisif
Pour la déclaration de revenus 2027, certains retraités verront leur impôt sur le revenu baisser sans case spéciale à cocher. Ce qui change, c’est la revalorisation d’un abattement fiscal souvent oublié, ajusté de 2,1 %, comme le barème de l’impôt.
Un avantage automatique, mais pas pour tout le monde
Le mécanisme vise les contribuables âgés de plus de 65 ans au 31 décembre 2026, pour l’imposition des revenus 2026. Si cette condition d’âge est remplie, l’abattement s’applique automatiquement, à condition aussi de rester sous certains plafonds de ressources.
Et c’est là que tout se joue. Le fisc regarde le revenu net global du foyer, pas seulement le montant de la pension. Vous pouvez donc être éligible, ou non, selon l’ensemble de la situation fiscale du ménage.
Deux seuils de revenus, et un doublement en couple
Le barème repose sur deux paliers. Quand le revenu net global du foyer est inférieur à 18 041 euros, l’abattement atteint 2 881 euros. S’il se situe entre 18 041 et 29 027 euros, il tombe à 1 441 euros. Au-delà, il disparaît.
Dans un couple, le point est important. Si les deux membres ont plus de 65 ans au 31 décembre 2026 et remplissent les conditions, l’abattement est doublé. Bref, ce qui ressemble à un détail peut peser assez lourd sur la feuille d’impôt.
Pourquoi le gain peut être très concret
Sur le papier, 1 441 euros d’abattement ne parlent pas forcément. Sur l’avis d’imposition, c’est plus net.
Droit-Finances prend l’exemple d’un retraité touchant 2 000 euros par mois, soit 24 000 euros par an. Sans cet avantage, son impôt atteindrait 644 euros. Avec l’abattement de 1 441 euros, il redescend à 414 euros. Le gain, dans ce cas, est de 230 euros.
Ce n’est donc pas un bonus symbolique. Pour des foyers au budget serré, l’effet peut être immédiat.
Des revenus exclus du calcul, et d’autres profils concernés
Autre point à connaître, le plafond de ressources ne retient pas certains revenus. Les plus-values imposées à un taux proportionnel, comme les revenus soumis à un prélèvement libératoire sur certains placements financiers, ne sont pas intégrés dans ce calcul.
Du coup, un retraité peut bénéficier de l’abattement même s’il perçoit par ailleurs des revenus du capital importants. Le dispositif concerne aussi, dans les mêmes limites de revenus, les personnes titulaires d’une pension pour accident du travail ou d’une pension militaire d’invalidité, avec un taux d’invalidité d’au moins 40 %.
Derrière cette mesure assez technique, il y a une conséquence simple. À l’approche de 2027, vérifier la composition exacte de ses revenus peut compter presque autant que leur montant.