Hollywood s’attaque à ByteDance après les vidéos générées par Seedance 2.0

Image d'illustration. ByteDanceADN
Tom Cruise, Brad Pitt et des personnages protégés sont utilisés sans autorisation par ByteDance, déclenchant la colère de Disney et Paramount.
Tl;dr
- Seedance 2.0, l’outil d’IA de ByteDance, suscite la colère des artistes et studios après des vidéos utilisant sans autorisation les visages de stars comme Tom Cruise et Brad Pitt.
- Disney et Paramount Skydance ont envoyé des mises en demeure à ByteDance, dénonçant l’utilisation non autorisée de personnages protégés par le droit d’auteur.
- ByteDance promet des garde-fous pour limiter ces abus, mais les détails restent flous et la défiance des ayants droit persiste.
Les studios se mobilisent contre Seedance 2.0
Depuis quelques jours, la colère gronde parmi les artistes et les grands noms de l’industrie du divertissement face à l’essor fulgurant de Seedance 2.0, le dernier outil d’intelligence artificielle générant des vidéos, lancé par ByteDance. Au cœur de la polémique : la diffusion virale d’une séquence mettant en scène, sans autorisation, les effigies de Tom Cruise et Brad Pitt. Cette vidéo, comme tant d’autres créées via Seedance, relance avec vigueur le débat autour du respect du droit d’auteur.
Mises en demeure : Disney ouvre la voie
La première salve est venue de The Walt Disney Company. Le géant américain a adressé une lettre de mise en demeure à ByteDance, dénonçant l’usage non autorisé de personnages tirés de ses franchises cultes telles que Star Wars ou encore Marvel. Selon Disney, Seedance 2.0 puiserait allègrement dans une « bibliothèque piratée de personnages protégés par le droit d’auteur », transformant ainsi des icônes mondialement connues en simples éléments de clipart libres de droits. Pour appuyer ses accusations, Disney a transmis plusieurs vidéos illustrant cette appropriation illicite.
D’autres studios emboîtent le pas
Mais Disney n’est pas le seul à réagir : selon la BBC, Paramount Skydance aurait également exigé par voie légale que Seedance cesse toute utilisation non consentie de ses contenus protégés. Ce mouvement coordonné révèle un front commun des ayants droit face aux avancées parfois trop rapides — ou mal encadrées — des technologies génératives.
Pour clarifier la situation, voici ce qui cristallise aujourd’hui les tensions :
- L’exploitation de visages célèbres sans accord préalable.
- L’utilisation massive de personnages sous licence dans des créations IA.
- L’absence perçue de filtres ou contrôles suffisants chez ByteDance.
ByteDance promet… mais reste flou
Sommé de s’expliquer, le groupe chinois a bien tenté d’apaiser la tempête médiatique. Dans une déclaration adressée à la BBC, l’entreprise assure : « Nous prenons des mesures pour renforcer les garde-fous actuels afin d’empêcher l’utilisation non autorisée de la propriété intellectuelle et de l’image par les utilisateurs ». Mais sur les moyens concrets pour y parvenir ? Silence radio jusqu’ici. Une promesse difficile à évaluer alors que la défiance grandit.