Disney dénonce ByteDance pour exploitation illicite de ses œuvres protégées dans l’entraînement de son IA

Image d'illustration. DisneyADN
Entre innovation et propriété intellectuelle, Disney prend position contre l’essor rapide de l’IA générative chinoise.
Tl;dr
- Disney a adressé une mise en demeure à ByteDance pour l’utilisation non autorisée de ses personnages dans Seedance 2.0, incluant des figures de Star Wars et Marvel.
- Le générateur vidéo chinois, lancé récemment, suscite à la fois admiration pour ses prouesses techniques et inquiétude sur le respect du droit d’auteur.
- Ce conflit s’inscrit dans une stratégie plus large de Disney pour protéger ses créations face aux usages de l’IA, avec précédentes actions contre Character.AI et négociations encadrées avec OpenAI.
Disney hausse le ton face à Seedance 2.0
L’univers des outils d’intelligence artificielle générative est loin de s’apaiser. Dernier épisode en date : l’envoi d’une lettre de mise en demeure par The Walt Disney Company à l’attention du géant chinois ByteDance. Le motif ? Selon Disney, la nouvelle version du générateur vidéo Seedance 2.0 utiliserait sans autorisation les personnages emblématiques de ses franchises, notamment ceux de Star Wars, de l’univers Marvel, mais aussi d’autres créations phares.
Des personnages emblématiques détournés par l’IA chinoise ?
Dévoilée par le média américain Axios, la lettre de Disney n’a pas manqué de détails précis. Plusieurs exemples accompagnent ce courrier : on y découvre que Seedance permettrait déjà la création de vidéos mettant en scène des figures telles que Spider-Man, Darth Vader, voire même Peter Griffin. Les termes employés sont sans équivoque : le studio reproche à ByteDance d’avoir conçu Seedance « avec une bibliothèque piratée de personnages protégés comme s’il s’agissait d’un banal clipart libre de droit ».
L’essor rapide de Seedance sous surveillance accrue
Bien que Seedance 2.0 n’ait été lancé que jeudi dernier, sa capacité à générer des vidéos bluffantes fait déjà sensation. Côté industrie, certains saluent les prouesses techniques alors que d’autres – et non des moindres – s’inquiètent vivement du respect du droit d’auteur. La popularité immédiate du service ne l’a pas protégé contre une vague de critiques venant tout droit d’Hollywood.
Mouvements stratégiques et guerre juridique autour de l’intelligence artificielle
Il serait erroné de croire que cet affrontement est isolé. Ces derniers mois, Disney a multiplié les mises en garde contre les usages abusifs de ses propriétés intellectuelles par l’IA :
- Mise en demeure envoyée à Character.AI en septembre 2025 pour des motifs similaires.
- Accusations portées contre Google, soupçonné d’avoir utilisé ses contenus lors du développement d’algorithmes.
- Négociation et signature d’un accord exclusif avec OpenAI sur trois ans, permettant cette fois-ci un usage encadré et rémunéré des images et vidéos Disney.
Entre fascination pour la technologie et défense acharnée des droits, le bras de fer se poursuit entre groupes historiques et nouveaux acteurs numériques. Un équilibre délicat semble devoir être trouvé pour concilier innovation et respect du droit dans l’ère de l’intelligence artificielle.