Guadeloupe : un gendarme sort sa matraque lors d’un contrôle de masque, une enquête ouverte

En Guadeloupe, une enquête a été ouverte après l'interpellation d'un individu par deux gendarmes dont l'un a fait usage de sa matraque. Les militaires agissaient dans le cadre d'un contrôle du port du masque.

Montagnes verdoyantes s'élevant au-dessus d'un village animé, mettant en valeur la beauté du paysage guadeloupéen.
Image d'illustration. Montagnes vertes luxuriantes à guadeloupe — ADN

Les faits ont eu lieu mercredi en fin de matinée en Guadeloupe, et plus précisément sur l’île de Terre-de-Haut, dans l’archipel des Saintes. Depuis le 15 août dernier, il est obligatoire d’évoluer masqué(e) dans le bourg. Le 26 août donc, les gendarmes y procédaient à un contrôle du port du masque, comme le rapporte La Voix du Nord. Par voie de communiqué, Emmanuel Delorme, vice-procureur de la République de Basse-Terre, indique qu’un jeune homme « a refusé de s’exécuter, tout en […] tenant [aux gendarmes] des propos outrageants ».

Refusant de porter le masque, il reçoit des coups de matraque par un gendarme

Le contrevenant allait alors faire l’objet d’une interpellation. « L’intéressé a résisté et proféré des insultes, commettant ainsi les délits de rébellion et outrage, sans toutefois commettre de violences sur les gendarmes », poursuit le vice-procureur. « L’un des gendarmes a fait usage de sa matraque télescopique et porté plusieurs coups au jeune homme ». Dimanche, la gendarmerie nationale a fait savoir que les deux militaires ont porté plainte pour « outrage » et « rébellion ». L’individu interpellé a effectué la même démarche pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique avec incapacité totale de travail n’excédant pas 8 jours ».

Le contrevenant sort de garde à vue le jour même

Placé en garde à vue le jour même, le contrevenant n’a pas eu à attendre le lendemain pour en ressortir. Le maire de Terre-De-Haut, Hilaire Brudey, a déclaré qu’une « centaine de personnes » s’étaient réunies devant les grilles de la gendarmerie pour dénoncer les violences commises sur l’individu. La scène de l’interpellation avait ainsi été filmée et partagée sur les réseaux sociaux, permettant à de nombreux internautes de se faire une idée partielle de la situation. Si l’enquête ouverte vendredi à l’encontre du gendarme met en lumière une infraction de ce dernier, des « poursuites judiciaires » seront lancées par le parquet, affirme M. Delorme.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
COVID-19 Guadeloupe

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.