Finistère : 6 mois ferme après avoir appelé son ex-compagne plus de 250 fois par jour

Jeudi, le tribunal de Quimper, dans le Finistère, a condamné un homme de 37 ans à six mois de prison ferme pour harcèlement téléphonique sur son ex-compagne. En 38 jours, le prévenu avait ainsi appelé cette femme plus de 250 fois par jour.

Vue sereine de plage en Finistère avec sable tendre et vagues légères, entourée de nature verdoyante.
Image d'illustration. Plage tranquille à finistère — ADN

La vie de ces deux personnes a basculé en décembre 2016, quand une habitante de Mellac, dans le Finistère, a mis fin à une relation amoureuse de deux ans. Celui qui était son compagnon jusqu’ici n’a vraisemblablement pas supporté cette séparation imposée. Ouest-France rapporte ainsi qu’en juin et juillet 2017, cet homme aujourd’hui âgé de 37 ans s’est livré à un véritable harcèlement téléphonique.

Ne supportant pas la séparation avec son ex, il la harcèle au téléphone

En 38 jours, le trentenaire a enchaîné les appels téléphoniques et les SMS. Il a ainsi tenté de joindre son ex-compagne à 10.045 reprises, ce qui correspond, à peu près, à 264 appels passés par jour. Pour ce qui est des messages écrits, ils ont été supérieurs à 3.000, en y ajoutant les 5 MMS (messages avec pièces jointes multimédia comme des images ou de la vidéo) envoyés quotidiennement. Le 21 juillet 2017, il allait plus loin en entrant par effraction chez son ex-compagne en brisant le carreau de sa véranda.

Plus de 10.000 appels passés en 38 jours

L’homme, qui n’habitait plus en Bretagne, profitait de chaque retour à Mellac pour se rendre au domicile de son ex-compagne. Il lui arrivait de rester une semaine devant chez elle, assis dans sa voiture stationnée. Dans son réquisitoire, la procureure a parlé d’une situation « dramatique » et décrit un profil pour le moins inquiétant : « Il la harcelait nuit et jour. Je considère qu’il est dangereux. » Le prévenu, qui n’était pas présent à l’audience, à été condamné à 6 mois de prison ferme. En juillet 2018, un homme de 35 ans avait écopé d’une peine semblable en Charente après avoir appelé ou envoyé des SMS à son ex-concubine à plus de 7.000 reprises. Fait notable, l’accusé menaçait son ex-compagne par téléphone alors qu’il était déjà en prison pour l’avoir violentée.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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