Essonne : un policier se fait menacer avec la matraque qu’on vient de lui voler

Mercredi soir lors d'une intervention de la Bac à Draveil, un policier s'est fait voler sa matraque avant de se faire menacer avec. L'engin n'a pas été retrouvé et l'individu qui s'en était emparé n'a pas été interpellé.

Image d'un gros plan de menottes policières étincelantes sur une table en bois.
Image d'illustration. Gros plan sur une paire de menottes policières brillantes — ADN

Les faits se sont produits mercredi soir, alors qu’un équipage de la BAC (brigade anti-criminalité) était en patrouille à Draveil (Essonne), quartier des Mazières. Il était aux alentours de 19h00 et, selon une source policière citée par Le Parisien, « un jeune a alors insulté les policiers sur leur passage ». Les forces de l’ordre, qui étaient en véhicule, en sont descendues pour procéder à l’interpellation de l’individu.

Cernés par des jeunes lors d’une intervention, des policiers se font voler un tonfa

Alors que les policiers cherchaient à faire entrer le jeune dans leur voiture, le mis en cause a reçu le soutien d’une vingtaine de personnes. Ces dernières ont cerné le véhicule et crié pour dissuader la BAC d’aller plus loin. Du côté des policiers, des gaz lacrymogènes ont été lancés sur quelques mètres pour disperser la foule. C’est là que l’un des fonctionnaires s’est fait voler sa matraque (ou tonfa). L’individu en possession de l’arme a menacé le policier avec tout en le filmant.

Une interpellation et un blessé

Une source policière indique qu’« en quittant les lieux, les fonctionnaires ont fait l’objet de jets de projectiles, dont un a atteint la lunette arrière de la voiture ». Un blessé serait à déplorer : un policier visiblement touché à une pommette. Et si une interpellation a eu lieu, ce n’est pas celle du jeune ayant volé la matraque. Matraque qui, par ailleurs, semblait n’avoir toujours pas été retrouvée jeudi à la mi-journée. Guillaume Roux, secrétaire départemental du syndicat de police Unité Sgp 91, a réagi par ces mots : « Ces violences sont intolérables, j’apporte mon total soutien au collègue blessé. Ces délinquants sont prêts à tout pour libérer l’un des leurs. Il faut des sanctions exemplaires afin de faire cesser ce sentiment d’impunité. »

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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