En bref
- l’Islande veut expulser 21 militants anti-baleine
- Trois Français figuraient parmi les personnes arrêtées
- La chasse commerciale a repris cet été 2026
L’Islande, l’un des trois derniers pays à pratiquer la chasse à la baleine, a demandé l’expulsion de 21 militants arrêtés après une action menée jeudi 30 juillet contre le baleinier Hvalur 9. Parmi eux, trois Français. Les autorités veulent aussi leur interdire un retour sur le territoire.
Une chasse relancée dans un pays déjà isolé
Le dossier prend du poids parce que la chasse commerciale a repris cet été 2026 en Islande, après deux années de suspension liées à une situation économique jugée défavorable et à une rentabilité insuffisante. La saison s’étend de la mi-juin à la mi-septembre.
Sur le fond, l’Islande, le Japon et la Norvège sont les trois seuls pays qui continuent cette pratique, malgré le moratoire adopté en 1986 par la Commission baleinière internationale. Et ce point compte aussi, un projet de loi visant à interdire cette chasse doit être présenté à l’automne.
🚨Un navire de Paul Watson abordé et son capitaine arrêté en pleine mer 🚨
Ce jeudi 30 juillet, au large de l’Islande, le Bandero, un des navires de la fondation Paul Watson, surveillait le baleinier Hvalur 9 en pleine chasse à la baleine.
Selon la chaîne islandaise RUV, le… pic.twitter.com/ZpDye0ivlc
— Vakita (@vakitamedia) July 31, 2026
Le Bandero intercepté après plusieurs semaines en mer
Le navire concerné, le Bandero, appartient à la Captain Paul Watson Foundation. Selon la fondation, il suivait et poursuivait le Hvalur 9 depuis plusieurs semaines. Jeudi soir, les garde-côtes islandais l’ont arraisonné au large de l’Islande.
Les autorités expliquent avoir agi avec la police après une demande d’assistance de l’équipage du Hvalur 9, qui disait se sentir menacé. Elles ajoutent que le Bandero n’a pas respecté les ordres de quitter les eaux territoriales islandaises, puis d’arrêter ses moteurs.
La police accuse les militants de mise en danger de la sécurité maritime, de violations du droit international de la mer et d’autres infractions, notamment liées à la réglementation des télécommunications.
Vingt-et-un militants arrêtés, dont trois Français
À bord se trouvaient des ressortissants de plusieurs pays, notamment des Américains, des Brésiliens, des Espagnols et trois Français. Il y avait aussi un Australien, un Belge, un Canadien, un Allemand, un Britannique, un Suisse et un ressortissant de Trinidad-et-Tobago.
Tous ont été entendus par la police après leur arrivée à Reykjavik. Paul Watson, lui, n’était pas à bord. La fondation dénonce une détention de plus de 36 heures, au-delà des 24 heures autorisées par la législation islandaise. Un passager français, Lucien Richardson, a décrit un état de stress et a écrit à l’AFP : « Personne ne comprend pourquoi nous ne sommes pas libérés ».
L’expulsion plutôt que la détention
La police a choisi de demander une expulsion des 21 membres d’équipage plutôt qu’un placement en détention. Elle veut aussi une interdiction de retour en Islande.
La décision ne lui appartient pas. Elle revient aux autorités de l’immigration, qui doivent trancher la semaine prochaine. C’est ce calendrier, plus que l’abordage lui-même, qui va maintenant fixer la suite de l’affaire.