- 641 000 décès recensés en 2024
- Les tumeurs restent la première cause
- Les maladies respiratoires continuent d’augmenter
En 2024, le taux de mortalité en France est redescendu à un niveau historiquement bas, avec 777,9 décès pour 100 000 habitants. Le bilan publié ce mardi 23 juin 2026 par Santé publique France, l’Inserm et la Drees rappelle quand même un point important, la mortalité reste au-dessus de ce qu’aurait donné la poursuite des tendances d’avant le Covid.
Au total, plus de 641 000 décès ont été enregistrés dans le pays en 2024.
Un niveau bas, mais pas revenu à la trajectoire d’avant-crise
Le chiffre brut baisse rapporté à la population, et c’est le principal enseignement du document. Mais les organismes qui ont compilé ces données notent que la situation n’a pas retrouvé la dynamique observée entre 2015 et 2019, ni même celle de la période 2012-2019. Autrement dit, l’effet du choc sanitaire du début des années 2020 n’a pas complètement disparu dans les courbes de mortalité.
Ce décalage compte, parce qu’il nuance l’idée d’un retour pur et simple à la normale.
Les tumeurs restent la première cause de décès
Les tumeurs, qui recouvrent l’essentiel des décès liés aux cancers, représentent 27,1 % des morts enregistrées en 2024. Elles restent donc très nettement en tête. Les chercheurs relèvent une baisse qui se poursuit dans l’ensemble, avec deux exceptions notables, les cancers du pancréas, en hausse tendancielle, et ceux du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes.
Autre point souligné dans l’étude, ces décès touchent en moyenne des personnes plus jeunes que l’ensemble des décès toutes causes confondues.
Les maladies cardiovasculaires pèsent toujours lourd
Derrière les cancers, les maladies circulatoires comptent pour 21,2 % des décès. Il s’agit principalement de pathologies cardiovasculaires. À elles seules, avec les tumeurs, elles concentrent près de la moitié de la mortalité observée en France en 2024.
Leur poids recule lui aussi, mais elles restent le deuxième grand bloc de causes de décès.
Les maladies respiratoires gagnent du terrain
C’est l’autre tendance marquante du bilan. Les maladies respiratoires poursuivent leur hausse et atteignent 8,2 % des décès. Ce chiffre ne comprend pas le Covid, dont les morts continuent, elles, de diminuer.
Cette progression s’explique notamment par l’épidémie de grippe 2024-2025, marquée par un démarrage précoce et un pic observé à la mi-janvier 2025.
Ce que montrent déjà les premiers signaux pour 2025
Les chercheurs ont aussi établi un premier point d’étape pour 2025. Il reste prudent, parce que ce bilan est encore soumis à des incertitudes méthodologiques. Mais la tendance va dans le même sens que celle de 2024, avec une légère baisse des taux de mortalité pour les tumeurs et les maladies cardio-neurovasculaires.
Le tableau détaillé des causes de décès, lui, permet surtout de mesurer une chose, la hiérarchie des grandes pathologies change peu, mais certaines évolutions, notamment côté respiratoire, se confirment.