Le cancer aurait fait près de 8 millions de morts en 2013

Selon une étude détaillée sur la maladie, près de 8 millions de personnes sont mortes du cancer en 2013.

Un nouvel espoir pour les patients atteints de cancer du pancréas
Image d'illustration. Un nouvel espoir pour les patients atteints de cancer du pancréas — ADN

Triste chiffre que nous apprend une étude parue dans le JAMA Oncology. Le cancer aurait fait près de 8 millions de morts dans le monde, rien que pour l’année 2013. Si cette étude n’est pas spécialement réjouissante, elle permet néanmoins d’apporter de précieuses données sur cette maladie, et l’impact qu’elle a sur le monde. Malgré ce chiffre impressionnant, les morts liées aux cancer sont moins nombreuses que dix ans auparavant. Dans le même temps, les types de cancer ont pratiquement doublé, un peu partout dans le monde.

Dans le détail, on apprend par exemple que les tumeurs des voies aériennes supérieures (trachée, bronches, poumons) ont été particulièrement violentes avec 1,6 millions de morts. Sur la seule année 2013, ces 8 millions de morts représentent 193,6 millions d’années de vie en bonne santé perdues. Pour les auteurs de cette étude, « ces travaux aident à mettre en évidence certains aspects de l’épidémiologie du cancer qui guident les programmes d’intervention et accompagnent l’avancée de la recherche sur les déterminants du cancer et les résultats ».

Le cancer du sein, assez fatal chez les femmes

Sans grandes surprises, le cancer du poumon est le plus répandu chez l’homme, mais en revanche c’est le cancer de la prostate qui ferait le plus de victimes. Du côté des femmes, c’est principalement le cancer du sein, qui ferait le plus de dégâts. Pour ce qui est des sexes combinés, les cancers du poumon, de l’estomac et du foie sont les plus mortels.

Des données précieuses sur le cancer

Pour la recherche contre le cancer, ces données sont particulièrement utiles. « Ces méthodes mathématiques rigoureuses et élégantes fournissent des détails sur le poids d’une maladie qui ne pouvait qu’être évalué approximativement », estime Benjamin Anderson de l’Université de Washington, Seattle.

Vincent Spartien

Spécialiste Santé

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