En août après la pluie, découvrez les champignons que vous pouvez cueillir

Image d'illustration. Gros plan de girolles fraîches sur table en bois rustiqueADN
Avec le retour des pluies estivales, la saison de la cueillette de champignons commence dès le mois d’août. Certaines variétés font leur apparition dans les forêts françaises, offrant déjà aux amateurs la possibilité de remplir leurs paniers près de chez eux.
Tl;dr
- Des champignons comestibles poussent dès l’été, pas qu’en automne.
- Le cèpe thermophile, la russule et l’amanite rougissante sont à privilégier.
- Prudence : certains spécimens ressemblants restent toxiques crus.
Des découvertes fongiques au cœur de l’été
Si l’automne évoque spontanément la cueillette des champignons, les passionnés ont tort d’attendre octobre pour sortir leur panier.
Dès le mois de juin, après une averse ou un orage, plusieurs variétés se nichent déjà sous les arbres des forêts françaises. Sur ce sujet, un article récent de Le Chasseur Français éclaire sur ces espèces parfois méconnues et la manière de les identifier.
Cèpe d’été et russule : incontournables estivaux
Parmi les vedettes précoces, impossible d’ignorer le cèpe thermophile, aussi nommé Boletus aestivalis. Favorisant les sols chauds et humides, il apparaît régulièrement dans les bois de feuillus orientés sud, en particulier près des sentiers. «Sa couleur est claire et varie du brun pâle au brun noisette», précise-t-on sur le site spécialisé. Son allure trapue et son pied robuste prêtent parfois à confusion avec son cousin automnal, le cèpe de Bordeaux. Mais bien cuisiné — juste poêlé avec un filet d’huile d’olive — il régale déjà bon nombre d’amateurs.
Autre espèce à ne pas négliger : la russule charbonnière (Russula cyanoxantha). Moins célèbre mais tout aussi savoureuse, elle se trouve en lisière des forêts mixtes — feuillus comme conifères — ce qui facilite sa récolte. Son chapeau coloré (violet, bleuâtre ou vert olive) attire immédiatement le regard ; sa chair blanche, au parfum subtil de noisette, séduit aussi bien crue que cuite. Parfaite donc pour improviser une omelette après la balade.

Image d’illustration. Gros plan sur une truffe fraîchement récoltéeADN
La golmette : délicieuse mais exigeante en cuisine
Les promeneurs prudents surveillent également la golmette, autrement dite Amanita rubescens. Longtemps victime de préjugés négatifs, elle s’avère pourtant «un excellent comestible», à condition impérative d’être parfaitement cuite : crue comme la morille, elle reste toxique.
Sa particularité ? Elle rougit à la cassure alors que sa dangereuse cousine, l’amanite panthère, demeure blanche — un test visuel essentiel pour éviter toute erreur.
Diversité estivale : plus qu’une question de saison
Dès août arrivent aussi les inusables : la girolle, dont «la saveur fruitée fait merveille en cuisine», mais également la truffe blanche d’été ou encore la trompette de la mort. Les connaisseurs retiennent que :
- Girolle : appréciée pour son goût délicat.
- Truffe : prisée pour son arôme puissant.
- Trompette de la mort : recherchée par les fins gourmets.
Finalement, loin d’être une parenthèse creuse dans le calendrier mycologique, l’été réserve ses trésors aux observateurs patients armés d’un peu de vigilance.